L'imam salafiste de Brest se félicite de la perquisition menée dans sa mosquée

Le prédicateur Rachid Abou Houdeyfa, qui exerce dans cette mosquée perquisitionnée vendredi, est sous haute surveillance.

Rachid Abou Houdeyfa, imam salafiste de la mosquée de Brest (Finistère), le 29 septembre 2015.
Rachid Abou Houdeyfa, imam salafiste de la mosquée de Brest (Finistère), le 29 septembre 2015. (MAXPPP)

Une perquisition administrative a eu lieu, vendredi 20 novembre, à la mosquée Sunna de Brest, annonce la préfecture du Finistère, citée par l'AFP. Cette mosquée est dirigée par l'imam salafiste Rachid Abou Houdeyfa.

 "Il y a eu une perquisition administrative à la mosquée du quartier de Pontanézen à Brest, elle fait suite aux quatre perquisitions administratives qui ont eu lieu la nuit précédente dans le Finistère", a expliqué la préfecture.

"Ces actes n'ont rien à voir avec l'islam"

"Il y a eu des perquisitions administratives, je suis content qu'elles aient été faites parce qu'on n'a rien à se reprocher", a commenté Rachid Abou Houdeyfa lors de son prêche vendredi matin, auquel il avait convié msulmans, non musulmans et journalistes, rapporte Ouest-France.  

Ces derniers jours, Rachid Abou Houdeyfa avait pris ses distances avec les attentats de Paris qui n'ont "rien à voir avec l'islam". L'imam salafiste expliquait dans une vidéo visible dimanche sur le site de la mosquée Sunna de Brest, "l'importance" pour les musulmans et les responsables religieux "de rappeler haut et fort, avec fermeté, clairement, sans ambiguïté, que ces actes n'ont rien à voir avec l'islam".

 Dans ce message, le jeune prédicateur, dont la page Facebook compte environ 180 000 abonnés, juge les attentats de Paris "inqualifiables" et "barbares", "commis par des terroristes"

"La musique fait naître le mal"

Lors de son prêche, vendredi, l'imam salafiste a de nouveau condamné ces attentats ainsi que leur instigateur, l'Etat islamique, comme le rapprte un internaute sur Twitter.

Les propos intégristes de l'imam ont plusieurs fois fait polémique sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo mise en ligne, on voyait l'imam expliquer à des enfants que "la musique fait naître le mal, l'hypocrisie, les choses mauvaises". "Celui qui écoute de la musique, (...) il y a un risque qu'Allah le transforme soit en porc soit en singe", assurait-il dans cette vidéo, depuis retirée d'internet. 

Face à l'avalanche de réactions, l'imam avait affirmé sur son site que ses "propos concernant la transformation portaient sur une métaphore" et n'étaient "pas à prendre au premier degré".