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Etat d'urgence : désaccord autour d'une possible prolongation entre Valls et le Conseil d'Etat

Manuel Valls compte le prolonger jusqu'au printemps. Mais pour le vice-président de l'institution, cet état "ne peut être renouvelé indéfiniment".

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France Télévisions
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Une patrouille de l'opération sentinelle devant le Sacré Coeur à Paris, le 27 juillet 2016. (MAXPPP)

Combien de temps va durer l'état d'urgence ? Dans la perspective de la présidentielle, le Premier ministre, Manuel Valls, compte le prolonger de plusieurs mois, sans doute jusqu'au printemps. Mais le vice-président du Conseil d'Etat met en garde le gouvernement, vendredi 18 novembre, dans un entretien au Monde : pour lui, cet "état de crise ne peut être renouvelé indéfiniment".

Selon Jean-Marc Sauvé, le Conseil d'Etat n'a pas encore été saisi "d'un nouveau projet de prorogation" de l'état d'urgence. Mais il soulève des questions sur une éventuelle prolongation. "Nous sommes confrontés à un double impératif catégorique : garantir la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales et combattre le terrorisme avec efficacité", explique-t-il. 

Personne ne peut consentir à la victoire de nos adversaires les plus déterminés, et notamment de l’organisation Etat islamique. Personne ne peut consentir non plus à la mise en péril de nos libertés. Il y a aujourd’hui une tension forte entre ces deux exigences.

Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d'Etat

au "Monde"

Le Premier ministre a rapidement réagi à ces déclarations de Jean-Marc Sauvé. Manuel Valls a assuré que celui-ci avait "raison". Mais "le terrorisme est là et la menace est lourde", a-t-il justifié.

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