Faut-il renoncer à certains principes de l'Etat de droit au nom de la lutte contre le terrorisme ?

A droite et à l'extrême-droite, certains réclament la création de centres de rétention pour les "suspects" d'actes terroristes.

Les députés débattent d\'une quatrième prolongation de l\'état d\'urgence en France, dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 juillet 2016 à l\'Assemblée nationale.
Les députés débattent d'une quatrième prolongation de l'état d'urgence en France, dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 juillet 2016 à l'Assemblée nationale. (IRINA KALASHNIKOVA / SPUTNIK / AFP)
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Le sujet a enflammé les débats sur les bancs de l'Assemblée nationale lors de l'examen d'une quatrième prolongation de l'état d'urgence, dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 juillet. Certains représentants de la droite et de l'extrême-droite, Laurent Wauquiez en tête, ont défendu le principe de centres de rétention pour les "suspects" d'actes terroristes.

Un tel emprisonnement, sans décision judiciaire, contredirait aux principes fondamentaux de l'Etat de droit tels qu'ils sont définis dans la Constitution de la Ve République. De quoi faire bondir Manuel Valls, qui a expliqué que "la France, dont je dirige le gouvernement, ne sera pas celle où seront instaurés des centres où l'on enferme de manière indéterminée, pour un temps indéterminé, des individus que l'on suspecte [de terrorisme]", ajoutant que "la notion même de suspect a entraîné ce pays, à des moments donnés, dans son histoire au cours des deux derniers siècles, dans le pire".

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