Etat d'urgence : la France a-t-elle raison de restreindre les rassemblements sur la voie publique ?

La préfecture de police de Paris a prolongé l'interdiction de tout rassemblement sur la voie publique jusqu'au 30 novembre minuit.

Des personnes manifestent contre l\'Etat d\'urgence place de la Bastille le 22 novembre 2015.
Des personnes manifestent contre l'Etat d'urgence place de la Bastille le 22 novembre 2015. (MICHAEL BUNEL / NURPHOTO)
Les rassemblements sont officiellement interdits sur la voie publique, pour l'instant,  jusqu'au 30 novembre minuit en Ile-de-France.

A Paris, une manifestation s'est tout de même déroulée, dimanche 22 novembre, entre Bastille et République. Prévue de longue date par 46 associations (DAL, SUD, NPA...), elle s'intitulait "Migrants bienvenus", mais la marche s'est transformée en défilé contre l'état d'urgence, relève Le Monde.

A cette occasion, des militants d'Attac ont déclaré qu'ils braveraient l'interdiction de manifester opposée aux rassemblements prévus dans le cadre de la COP21. Pour cet événement, la marche pour le climat du 29 novembre et la mobilisation du 12 décembre ont été annulées.

Une interdiction qui n'empêche pas les rassemblements à des fins commémoratives sur les lieux des attentats. Les salles de concerts ou de spectacles de plus de 1 000 personnes sont, elles, fortement sécurisées.

Si le dispositif parisien est très contraignant, les préfectures et les mairies s'adaptent en province. Lyon (Rhône) a ainsi annulé sa traditionnelle Fête des lumières, mais Marseille (Bouches-du-Rhône) conserve sa foire aux santons et Strasbourg (Bas-Rhin) et Colmar (Haut-Rhin) maintiennent leurs marchés de Noël.

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