Reda Kriket nie être le propriétaire des armes découvertes à Argenteuil

TF1 révèle, jeudi, ce que le Français de 34 ans a déclaré aux enquêteurs lors de sa garde à vue qui a duré six jours.

Photo non datée de Reda Kriket, diffusée en novembre 2015 dans le cadre de l\'enquête sur les attentats de Paris. 
Photo non datée de Reda Kriket, diffusée en novembre 2015 dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris.  (DR)

"Je n'ai rien à voir avec les attentats de Paris et de Bruxelles." Reda Kriket, soupçonné de préparer un attentat en France, a été mis en examen pour "association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste". TF1 révèle, jeudi 31 mars, ce qu'il a déclaré aux enquêteurs lors de sa garde à vue qui a duré six jours. La chaîne rapporte qu'il s'est présenté comme un vendeur de "bibelots, de bijoux anciens" sur des marchés de Bruxelles.

Un arsenal impressionnant a été découvert dans l'appartement d'Argenteuil (Val-d'Oise) qu'il a loué à la fin de l'été 2015. "C'est un matériel de fou, ce qu'il y avait dans cet appartement", a-t-il commenté lors de sa garde à vue, affirmant qu'il n'était pas propriétaire des nombreuses armes.

"La finalité, pour moi, c'est le banditisme"

Le Français de 34 ans, qui s'est fait passer pour un certain Tawfik Alami à l'aide d'un faux passeport belge, a indiqué être mandaté pour garder cet appartement. "On m'a donné de l'argent pour prendre l'appartement, pour une année de location. On m'a donné environ 7000 ou 8000 euros (...), j'étais chargé de trouver un appartement et de le garder, et aussi de garder ce qui était à l'intérieur (...). Je dormais dans cet appartement même si cela me dégoûtait avec tout ce qu'il y avait dedans, mais je n'avais pas le choix car j'étais recherché par la police", a-t-il déclaré.

A l'origine de cette mission, il évoque un "Libyen" dont le nom de guerre est Abou Badr. "Il m'avait juste demandé de lui trouver un appartement pour gagner des bonnes actions", a-t-il raconté. Cet homme, selon lui, aurait "plus de 50 ans", et serait parti vivre en Syrie ou en Irak. Mais Reda Kriket ne pense pas qu'il soit haut placé au sein de l'Etat islamique. "Je ne sais pas s'il était un cadre de Daesh. Il ne disait pas qu'il fallait tuer des gens", a-t-il déclaré.

Dans ses propos confus, il laisse entendre qu'il n'est pas un terroriste et qu'il n'est pas impliqué dans un projet terroriste : "La finalité pour moi, c'est le banditisme... Beaucoup de choses devaient servir au banditisme."