Projet d'attentat déjoué : 45 kilos de munitions chez le Français arrêté à Rotterdam

Le parquet néerlandais précise que "deux types de balles" ont été retrouvés chez Anis Bahri, "tous deux utilisés dans des kalachnikovs".

Un policier néerlandais à Rotterdam (Pays-Bas) lors de l\'arrestation d\'Anis Bahri, un Français de 32 ans soupçonné de préparer un attentat en France, le 27 mars 2016.
Un policier néerlandais à Rotterdam (Pays-Bas) lors de l'arrestation d'Anis Bahri, un Français de 32 ans soupçonné de préparer un attentat en France, le 27 mars 2016. (MARTEN VAN DIJL / ANP MAG / AFP)

Environ 45 kilos de munitions ont été retrouvés dans l'appartement d'Anis Bahri, le Français arrêté fin mars à Rotterdam (Pays-Bas) et suspecté de préparer un attentat. Le parquet néerlandais précise que "deux types de balles" ont été notamment découvertes, "tous deux utilisés dans des kalachnikovs", lundi 4 avril. Le porte-parole du parquet a refusé d'en dévoiler davantage sur les résultats des perquisitions, mais il a rappelé que les enquêteurs n'avaient pas découvert d'arme ou d'explosif.

Opposé à son extradition vers la France

Né à Montreuil (Seine-Saint-Denis), Anis Bahri avait été interpellé le 27 mars, à la demande de Paris. La France le soupçonne d'avoir été mandaté par l'organisation Etat islamique pour commettre un attentat sur son territoire avec Reda Kriket, un ex-braqueur âgé de 34 ans arrêté quelques jours auparavant et mis en examen, notamment pour "participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Le procureur de la République, François Molins, a précisé que Reda Kriket et Anis Bahri sont soupçonnés de s'être rendus en Syrie entre "fin 2014 et début 2015". Depuis leur retour, ils étaient suspectés "de faire des allers-retours entre la France, la Belgique et les Pays-Bas". Opposé à son extradition, Anis Bahri va rester en détention jusqu'à ce qu'un juge statue sur la demande transmise par la France.