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Blessé lors de l'assaut à Saint-Denis, un sans-papiers est aujourd'hui menacé d'expulsion

Ahmed, un Egyptien de 63 ans, vivait dans l'appartement voisin de celui de Abdelhamid Abaaoud, le commanditaire présumé des attentats tué par la police mercredi 18 novembre.

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Les fenêtres de l'appartement où logeait Abdelhamid Abaaoud, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), mercredi 18 novembre. (GONZALO FUENTES / REUTERS)

Ahmed, 63 ans, a reçu une balle dans le bras lors de l'assaut de la police à Saint-Denis, mercredi 18 décembre à l'aube. Cet Egyptien habitait le même palier qu'Abdelhamid Abaaoud. Mais, faute de papiers, il est aujourd'hui menacé d'expulsion, raconte Le Parisien dans son édition du lundi 23 novembre.

Placé un temps en garde à vue à l'hôpital, après l'interpellation de cinq autres personnes, il s'est vu remettre une obligation de quitter le territoire français par les policiers à l'issue de son audition. Et ce alors qu'il vit en France depuis neuf ans et exerce le métier de peintre en bâtiment.

Son logement a été complètement détruit

Son avocat, Karim Morand-Lahouazi, a indiqué au quotidien qu'il comptait "introduire un référé-suspension contre cette mesure""Aujourd'hui, l'urgence pour mon client est de pouvoir ne serait-ce que s'habiller mais aussi se loger", fait-il valoir.

Car l'appartement du sexagénaire a été détruit lors de l'assaut qui a mené à la mort du commanditaire présumé des attentats de Paris. "Des balles ont touché le lavabo, la télé et le frigo. Les tirs provenaient de partout", se souvient Ahmed, encore hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière.

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