Attentats du 13 novembre 2015 : Edith Seurat et Bruno Poncet, rescapés du Bataclan, témoignent

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Durée de la vidéo : 4 min.
Attentats du 13 novembre 2015 : Edith Seurat et Bruno Poncet, rescapés du Bataclan, témoignent
France 2
Article rédigé par
L. Legendre-Trousset, C-M. Denis, H. Horoks - France 2
France Télévisions

Edith Seurat et Bruno Poncet, rescapés de l'attentat du Bataclan, témoignent sur cette nuit d'horreur devant les caméras de France 2. Ils s'apprêtent à prendre la parole au procès, mardi 28 septembre.

Entre Edith Seurat et Bruno Poncet, un lien indéfectible s'est tissé. Une solide amitié s'est forgée au cœur de la nuit de terreur de l'attentat du Bataclan, le 13 novembre 2015, entre ces deux inconnus réfugiés côte à côte, à quelques mètres d'un des terroristes. Sans Bruno, Edith ne serait peut-être plus là. Son ange gardien, comme elle l'appelle depuis, l'a soutenue durant toute la soirée. "Il m'a protégée de son corps, il m'a dit : 'Je préfère qu'il me tienne moi'", raconte la rescapée. 

"Mon cerveau m'a abandonnée" 

"Nous, on pense qu'ils vont tirer rangée par rangée (...), dans ma tête, ça a été tout de suite rapide, se remémore Bruno. Je me suis dit, au moins, que ma mort serve à quelque chose. De toute façon, dans ma tête, à ce moment-là, on allait tous mourir." De son côté, Edith confie que "[son] cerveau [l']a abandonnée", et se souvient d'une "pure panique". "C'est Bruno qui m'a dit de faire en sorte que mon téléphone soit écrasé pour ne pas qu'on l'entende", poursuit-elle.

Tous les deux réussiront à en sortir en vie. Six ans plus tard, au procès qui vient de s'ouvrir, ils vont trouver la force, ce mardi 28 septembre, de raconter cette nuit où ils ont eu peur de mourir. Devant le palais de justice, ce n'est pas aux terroristes qu'ils pensent, mais aux blessés qui n'ont pas la force de témoigner, ainsi qu'aux absents. "J'ai envie de voir la réaction des magistrats, des avocats, de la foule, des gens, des journalistes face à cette quantité de témoignages pour que peut-être, justement, le public réalise que six ans après, c'est encore tellement présent, et on est encore tellement nombreux à vivre la tête dedans", explique Edith, qui s'est installée en Bretagne avec sa fille et son mari pour se reconstruire. 

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