Attentats à Paris : tout a commencé au Stade de France

En marge de la rencontre entre la France et l'Allemagne, vendredi 13 novembre, trois explosions ont retenti vers 21h20 autour de l'enceinte du stade de Saint-Denis.

FRANCE 2

La rencontre entre la France et l'Allemagne était très attendue vendredi 13 novembre au Stade de France. 80 000 personnes étaient rassemblées pour l'occasion. Un quart d'heure après le coup d'envoi, une première déflagration a retenti, puis une deuxième trois minutes plus tard et une troisième à la mi-temps.
Trois kamikazes viennent de se faire exploser aux abords du stade. Une quatrième personne est tuée.

Le quartier bouclé

Le président de la République, présent dans les tribunes, est évacué à la mi-temps. Le match n'est pas interrompu pour éviter la panique. Au coup de sifflet final, les spectateurs sortent, parfois hagards. Un périmètre de sécurité est mis en place et beaucoup sont retenus aux abords du stade.
À l'intérieur, une partie des spectateurs sont confinés sur la pelouse alors que des consignes de sécurité sont données. Beaucoup réalisent tout juste ce qu'il vient de se passer. "On était complètement dans le match, on ne sait pas du tout ce qu'il s'est passé", témoigne un spectateur. "Ça a tremblé sur l'estrade", ajoute-t-il.
Ce matin, les traces des explosions sont encore visibles au pied du Stade de France. Pour l'instant le quartier est toujours bouclé.

Des spectateurs du Stade de France investissent la pelouse après le match France-Allemagne, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), où des explosions ont été entendues.
Des spectateurs du Stade de France investissent la pelouse après le match France-Allemagne, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), où des explosions ont été entendues. (MICHEL EULER/AP/SIPA / AP)