Attentats à Paris : comment surpasser le traumatisme ?

Les tragiques événements du 13 novembre ont choqué bon nombre de Français. France 3 aborde ce traumatisme avec l'urgentiste Patrick Pelloux et Hélène Romano, docteur en psychopathologie.

FRANCE 3

Il y a 24 heures, vendredi 13 novembre, Paris était ensanglantée par de terribles attaques terroristes. L'urgentiste Patrick Pelloux, proche des victimes des attentats de janvier, était mobilisé durant cette nuit tragique. Il se confie à France 3 : "On savait que les attentats recommenceraient. Ils (les terroristes, NDLR) ont une haine contre nous, contre notre société, contre ce qu'on représente... Ils ont des armes de guerre et ils tuent tout le monde. C'est au-delà de la psychiatrie".

"Il faut qu'on reste debout, il ne faut pas qu'on ait peur", ajoute-t-il. Sur le plateau du Soir 3, Hélène Romano explique que la faculté à se remettre de tels événements dépend des ressources de chaque personne. Pour certains, des troubles peuvent s'installer et ressurgir "même six mois ou six ans après".

"Il y a d'autres ressources pour aller mieux"

Le rôle des psychologues est de développer "des stratégies pour éviter que les images reviennent, pour essayer de continuer de vivre". "Par contre, si ça devient trop envahissant, il faut pouvoir être aidé", ajoute-t-elle. Les personnes victimes de traumatismes peuvent trouver la force de les dépasser autrement qu'avec la psychiatrie. L'entourage personnel et professionnel peut être un atout. "Il y a d'autres ressources pour aller mieux. C'est important que les gens reprennent confiance en leurs propres compétences", précise celle qui déplore le manque de psychologue mais aussi une tendance très française à trop se tourner vers la psychiatrie et les anxiolytiques.

Hélène Romano conclut son intervention en parlant d'une "éthique sociétale à redévelopper" pour apprendre en amont à vivre avec des risques tels que le terrorisme. "On a beaucoup de retard, il est grand temps de le faire", ajoute-t-elle.

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