Assaut de Saint-Denis : la colère des voisins

Deux ans après l'assaut donné à Saint-Denis contre le repère de plusieurs jihadistes des attentats du 13 novembre, Les anciens habitants de l'immeuble qui a subi l'assaut se sentent aujourd'hui délaissés par l'Etat.

France 2

Ils ont décidé de camper au pied de leur ancien immeuble à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), là où, en novembre 2015, les policiers du raid ont mené l'assaut contre les derniers membres du commando des attentats de Paris. Comme quatre autres anciens habitants du bâtiment, l'État n'a proposé aucune solution de relogement à Nordine Touil. Le 18 novembre 2015, Abdelhamid Abaaoud, identifié comme l'organisateur des attentats de Paris, est retranché avec des complices. Cette nuit-là, près de 1 500 munitions sont tirées, l'immeuble est en partie détruit.

La moitié relogée, l'autre à l'hôtel

La moitié des 47 ménages de l'immeuble a été relogée, les autres sont pour la plupart toujours à l'hôtel. Certains sont aujourd'hui SDF, comme le doyen des sinistrés. Le traumatisme de 2015 est toujours dans son esprit. La mairie dit faire tout son possible pour régler les situations avec le sentiment que les habitants de l'immeuble sont traités par l'État comme des victimes secondaires, elles qui demandent à être pleinement considérées comme des victimes du terrorisme.

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Une dispostion qui permettait aux policiers de copier des données informatiques lors des perquisitions dans le cadre de l'état d'urgence a été censurée par le Conseil constitutionnel. (CITIZENSIDE/YANN KORBI / CITIZENSIDE.COM)