Assaut à Saint-Denis : qui était la femme kamikaze ?

Elle est présentée comme la cousine du cerveau présumé des attentats de Paris. Une équipe de France 3 fait le point.

FRANCE 3

Mercredi 18 novembre au matin à Saint-Denis, alors que l'assaut vient d'être donné au troisième étage d'un immeuble du centre-ville, une grosse explosion retentit. Une femme vient de se faire exploser. Des analyses sont en cours, mais il s'agirait d'une Française de 26 ans, Hasna Aït Boulahcen, née à Clichy-la-Garenne. La jeune femme était placée sur écoutes. Ce sont ses conversations téléphoniques qui auraient permis de remonter jusqu'à Abdelhamid Abaaoud, son présumé cousin et commanditaire des attentats, tué hier au cours de l'assaut. 

Une radicalisation soudaine 

Selon son entourage, Hasna Aït Boulahcen a connu une enfance chaotique, ballotée entre ses parents et les foyers de la Dass. Au domicile de son père en Moselle, le voisinage décrit une bonne vivante. "Plutôt gentille, plutôt marrante. Après, c'était une fille qui sortait, qui allait en boîte, qui buvait", confie une voisine à France 3. Sur les réseaux sociaux, plusieurs photos témoignent de sa radicalisation. Depuis six mois, elle s'affichait avec un niqab et était revenue vivre chez sa mère à Aulnay-sous-Bois. La mère et le frère d'Hasna Aït Boulahcen ont été interpellés cet après-midi à leur domicile.

Hasna Aït Boulahcen, la kamikaze présumée de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), photo non datée.
Hasna Aït Boulahcen, la kamikaze présumée de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), photo non datée. (FRANCE 2)