Attentats du 13-Novembre : Salah Abdeslam est resté silencieux lors d'une nouvelle audition

Le seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13 novembre 2015 est passé une nouvelle fois devant le juge antiterroriste. Et il est resté muré dans le silence.

La prison de Fleury-Mérogis (Essonne) où Salah Abdeslam est gardé à l\'isolement dans l\'attente de son procès, le 29 octobre 2016.
La prison de Fleury-Mérogis (Essonne) où Salah Abdeslam est gardé à l'isolement dans l'attente de son procès, le 29 octobre 2016. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Salah Abdeslam reste cloîtré dans son silence. Selon la police, il est le seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13 novembre 2015, qui ont tué 130 personnes à Paris et à Saint-Denis. Et il a de nouveau refusé de répondre aux questions du juge antiterroriste, mercredi 15 novembre. Le cinquième interrogatoire depuis sa mise en examen il y a un an et demi n'a rien donné, indique une source judiciaire à l'AFP.

Suspect clé des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, Salah Abdeslam a fait un nouvel aller-retour, mercredi matin, entre sa cellule ultra-sécurisée de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) et le palais de justice de Paris. Arrêté le 18 mars 2016 dans la commune bruxelloise de Molenbeek après quatre mois de cavale, il avait été mis en examen le 27 avril 2016, notamment pour assassinats terroristes. Depuis, il est toujours resté muet devant les juges français.

Attendu pour son procès en Belgique

Le 24 avril, lors de sa précédente convocation, il avait été longuement interrogé sur les préparatifs des attaques du 13-Novembre. Des questions lui ont été posées sur ses locations de véhicules et ses voyages à travers l'Europe pour convoyer des membres du commando jihadiste. Ou encore sur des achats de matériel pouvant servir à la confection d'explosifs, selon une source proche du dossier. Mais il n'avait répondu à aucune des questions.

Salah Abdeslam, qui refuse toujours d'avoir un avocat, est placé à l'isolement et surveillé 24 heures sur 24 par vidéo dans sa cellule. Il a vu ses conditions de détention assouplies, en raison de "craintes pour sa santé", avait expliqué mi-septembre la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, tout en refusant de parler "d'allègement".

Il sera jugé en décembre en Belgique pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers", après une fusillade survenue à Bruxelles le 15 mars 2016, trois jours avant son arrestation. Contre toute attente, il a souhaité comparaître à ce procès et la Belgique a officiellement demandé à la France qu'il lui soit remis pour être jugé dans la capitale belge. Les modalités de ce transfèrement sont en cours de discussions entre la France et la Belgique.