Attaque à Paris : le dispositif de sécurité était-il défaillant ?

Les anciens locaux de "Charlie Hebdo" n'ont pas fait l'objet d'une surveillance particulière. Le ministre de l'Intérieur s'en est lui-même étonné et a annoncé des mesures supplémentaires pour éteindre la polémique. 

FRANCE 3

Depuis l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015 et la republication des caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo, les menaces étaient clairement présentes et identifiées. "C'est incompréhensible que les autorités n'aient pas pris des mesures de précaution [...] Une équipe de police dans la rue aurait de toute évidence empêché cette attaque", regrette Luc Hermann, co-directeur de Premières Lignes, la société de production pour laquelle travaillent les deux victimes, blessées lors de l'attaque à l'arme blanche survenue vendredi 25 septembre à Paris. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a publiquement exprimé ses doutes sur le dispositif de sécurité en place. Il a annoncé que les sites sensibles feraient désormais l'objet d'une surveillance renforcée. 

Les habitants s'interrogent

Une ambiance "assez particulière" règne samedi, au lendemain de l'agression, dans le quartier, selon le journaliste Thomas Cuny en direct de la rue Nicolas Appert. "Les habitants que nous avons rencontré se disent extrêmement choqués d'autant que certains ont déjà vécu les attentats de Charlie Hebdo il y a cinq ans et ont l'impression de revivre les mêmes scènes", a-t-il expliqué. "Un habitant me confiait, ce matin, ne pas comprendre pourquoi il n'y avait pas eu de présence policière au pied des anciens locaux de Charlie Hebdo, alors même que le procès vient de s'ouvrir à Paris il y a quelques jours", poursuit le reporter, avant d'évoquer la "présence rassurante" d'une patrouille statique de policiers, qui vient d'être mise en place sur les ordres du ministre de l'Intérieur.

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Des gendarmes déployés à proximité des anciens locaux de \"Charlie Hebdo\", le 25 septembre 2020, à Paris.
Des gendarmes déployés à proximité des anciens locaux de "Charlie Hebdo", le 25 septembre 2020, à Paris. (MARIE MAGNIN / HANS LUCAS / AFP)