Cet article date de plus de cinq ans.

Prolongation de l'état d'urgence : Valls confirme le retour des perquisitions administratives

Le projet de loi permettra également d'exploiter les données des ordinateurs et téléphones saisis, selon le Premier ministre.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Manuel Valls, à Paris, le 15 juillet 2016. (THOMAS SAMSON / AFP)

Quatre jours après l'attentat de Nice, le gouvernement ne compte pas lâcher du lest. Les perquisitions administratives, c'est-à-dire le droit pour les forces de l'ordre de rechercher des preuves et des documents au domicile d'une personne sans l'aval d'un juge, sont réintégrées à l'état d'urgence, a indiqué Manuel Valls, lundi 18 juillet. Le texte contiendra également une mesure qui permettra d'exploiter les données des ordinateurs et téléphones saisis, a ajouté le Premier ministre.

Quant à la durée de cette nouvelle prolongation du dispositif, le chef du gouvernement a botté en touche, affirmant que "le débat aura lieu au Parlement""L'état d'urgence ne réduit pas le risque à 0, mais c'est un outil précieux. Nous évitons des attentats" grâce à l'état d'urgence, a fait valoir le locataire de Matignon.

"Il peut y avoir des répliques"

Et Manuel Valls d'annoncer qu'un attentat qui aurait pu être "particulièrement meurtrier" avait été déjoué avant l'Euro de football. "Il peut y avoir des répliques, il peut y avoir du mimétisme", a-t-il déclaré, estimant que la France n'était pas à l'abri de nouvelles attaques.

Le texte sur l'état d'urgence sera présenté "en Conseil des ministres, après avis du Conseil d'Etat, mardi 19 juillet, pour que le Parlement puisse examiner ce texte mercredi et jeudi prochains".

Vers une prolongation jusqu'en 2017

Le Parlement devrait prolonger l'état d'urgence au-delà des trois mois prévus dans le projet de loi de l'exécutif, en le maintenant jusqu'à début 2017, ont indiqué des sources parlementaires et gouvernementales à l'AFP. "On devrait arriver à un accord entre la gauche et la droite sur ce point", ont indiqué les mêmes sources. 

Le dispositif, en vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015, devait être levé le 26 juillet. Avant que Mohamed Lahouaiej Bouhlel ne tue 84 personnes sur la promenade des Anglais à Nice.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Attentat de Nice

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.