Attentat de Nice : une centaine de personnes se joignent à la plainte mettant en cause les mesures de sécurité

L'attaque, qui a fait 86 morts, fait l'objet de deux instructions, l'une à Paris, l'autre à Nice. La seconde doit faire la lumière sur d'éventuelles failles du dispositif de sécurité.

Des personnes se recueillent sur la promenade des Anglais, le 14 juillet 2017, en mémoire des victimes de l\'attentat de Nice (Alpes-Maritimes).
Des personnes se recueillent sur la promenade des Anglais, le 14 juillet 2017, en mémoire des victimes de l'attentat de Nice (Alpes-Maritimes). (VALERY HACHE / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Une centaine de personnes se sont constituées parties civiles et jointes à la plainte mettant en cause les mesures de sécurité déployées le soir de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice (Alpes-Maritimes), a indiqué le parquet, lundi 9 octobre. L'attaque fait l'objet de deux instructions, l'une à Paris, l'autre à Nice. La seconde doit faire la lumière sur d'éventuelles failles du dispositif de sécurité.

Le soir de l'attentat, plus de 30 000 personnes assistaient au traditionnel feu d'artifice de la fête nationale lorsqu'un camion a foncé dans la foule, faisant 86 morts. Très rapidement, une polémique avait éclaté entre Christian Estrosi, alors premier adjoint au maire de Nice, et le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bernard Cazeneuve, autour du dispositif prévu ce soir-là pour protéger la foule.

L'organisation de la Prom'Party mise en cause

Les plaignants "considèrent qu'ils ont subi un préjudice qui résulterait de la faute prétendue des organisateurs et des responsables de la sécurité dans l'organisation même de la Prom'Party, indépendamment de l'attentat", a précisé le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre. Selon lui, "un très grand nombre de ces victimes sont des personnes qui sont aussi victimes et parties civiles dans le dossier instruit à Paris".

Initialement, le parquet avait classé sans suite ce volet judiciaire. Mais une information judiciaire a finalement été confiée à trois magistrats niçois en avril, sur l'insistance de parents d'un petit garçon de 4 ans tué dans l'attentat, qui s'étaient constitués parties civiles.