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Attentat de Nice : ouverture d'une enquête préliminaire pour vérifier les allégations d'"abus d'autorité" émises par la policière municipale

Sandra Bertin, qui dirige le centre de vidéosurveillance de Nice, a affirmé avoir subi des pressions de la part du ministère de l'Intérieur. Son avocat avait déposé un signalement.

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France Télévisions
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La policière municipale de Nice Sandra Bertin lors d'une conférence de presse, mardi 26 juillet. (VALERY HACHE / AFP)

Le procureur de la République a annoncé, mardi 26 juillet, l'ouverture d'une enquête préliminaire pour vérifier les allégations d'"abus d'autorité" émises par Sandra Bertin. Cette policière municipale de Nice, responsable du centre de vidéosurveillance de la ville, affirme avoir été victime de pressions de la part du ministère de l'Intérieur pour modifier un rapport au sujet de l'attentat, qui a fait 84 morts le 14 juillet, portant notamment sur le dispositif policier présent sur la promenade des Anglais. 

Le nom des responsables accusés de pression transmis à la justice

Dans son signalement, déposé lundi, Sandra Bertin explique "avoir été mise sous pression et (...) contrainte de faire quelque chose qu'elle n'a pas fait en définitive", selon le procureur, c'est-à-dire fournir un rapport "modifiable" et faire apparaître sur son rapport la présence de policiers nationaux à des endroits où elle assure qu'ils n'apparaissaient pas sur les images de vidéosurveillance.

Selon Sandra Bertin, les auteurs de ces pressions sont un commissaire de police, qu'elle a vu en personne et qui était envoyé, selon elle, par le ministère de l'Intérieur, et un autre personne, jointe par téléphone, assurant faire partie du cabinet de Bernard Cazeneuve. Selon une source policière citée par l'AFP, cette seconde personne serait, en réalité, une commissaire de la direction centrale de la sécurité publique, qui l'aurait contactée "pour une remontée d'information habituelle".

Le procureur de Nice dispose du nom de ces responsables depuis le signalement déposé par la policière, qui s'accompagnait d'un second signalement effectué par le maire de Nice, Philippe Pradal, et son premier adjoint Christian Estrosi. "La dénonciation de Sandra Bertin est un dossier niçois, a précisé le procureur. Car les faits se déroulent à Nice et n'ont pas de relation directe avec l'affaire terroriste."

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