Cet article date de plus de quatre ans.

Attentat de Nice : "J'ai vu des corps voler comme des quilles de bowling", témoigne un journaliste de "Nice-Matin"

Damien Allemand était sur la promenade des Anglais au moment du drame. Il raconte dans les colonnes de son journal.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des corps jonchent la promenade des Anglais, le 14 juillet 2016, à Nice (Alpes-Maritimes). (MAXPPP)

"C'était une soirée cool. L'ambiance était bonne, le feu d'artifice plutôt chouette." Dans un bouleversant témoignage publié dans Nice-Matin, un journaliste du quotidien local raconte l'attentat du 14-Juillet à Nice (Alpes-Maritimes), sur la promenade des Anglais. L'attaque a fait au moins 84 morts et 18 blessés en "urgence absolue", selon un bilan diffusé vendredi par le ministère de l'Intérieur à 7h24.

>> Retrouvez les dernières informations sur l'attentat de Nice dans notre direct

"Au loin, un bruit. Des cris. Ma première pensée : un malin a voulu faire son petit feu d’artifice de son côté et ne l’a pas maîtrisé… Mais non. Une fraction de seconde plus tard, un énorme camion blanc filait à une allure folle sur les gens donnant des coups de volant pour faucher un maximum de personnes", raconte Damien Allemand.

"Partir le plus loin de cet enfer"

Le camion passe "à quelques mètres" de lui. "J'ai vu des corps voler comme des quilles de bowling sur son passage. Entendu des bruits, des hurlements que je n’oublierai jamais. J’étais tétanisé. Je n’ai pas bougé, écrit le journaliste. Autour de moi, c’était la panique. Les gens couraient, criaient, pleuraient. Alors, j’ai réalisé. Et j’ai couru avec eux."

Damien Allemand se réfugie dans un restaurant, avant de ressortir. Un nouveau mouvement de panique s'empare de la promenade des Anglais. Des gens crient "Il revient ! Il revient !". "C’était faux. Le camion-tueur a fini sa course des dizaines de mètres plus loin, criblé de balles. Je n’ai entendu aucun de feu. Juste des cris. Et maintenant des pleurs. Que des pleurs", poursuit-il. Il monte sur son scooter pour "partir le plus loin de cet enfer". "Cette soirée, c'était l'horreur", conclut-il.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.