Attentat de Nice : des policiers extrêmement choqués

Brigadière dans l'un des commissariats de Nice (Alpes-Maritimes), Celya Boumedien raconte comment elle a vécu la nuit tragique du 14-juillet et explique à quel point le traumatisme reste fort, aujourd'hui, chez les policiers.

France 2

Le soir de l'attentat du 14-juillet à Nice (Alpes-Maritimes), Celya Boumedien était en service. Brigadière de police, elle a été immédiatement chargée de soutenir ses collègues intervenus en première ligne. Les images de cette nuit d'horreur sont gravées dans sa mémoire. "Je me souviens de l'une de mes collègues qui était là physiquement, mais qui avait le regard hagard. Il y avait d'autres collègues qui pleuraient. Voir ses propres collègues pleurer, en état de choc, c'est terrible", raconte Ceyla Boumedien au micro de France 2. Et de rajouter : "Ce n'est que maintenant que je commence à accuser le coup et je me dis que plus jamais, je n'aurai le même regard sur la promenade".

Un sentiment d'impuissance

Au commissariat, elle reçoit les collègues qui le souhaitent. Frédéric est l'un d'eux. Il évoque son traumatisme et celui de ceux qui ont fait face au tueur. "On a un tel sentiment d'impuissance sur le coup. On n'imagine pas la taille de l'engin qui fonçait à 80 km/h sur eux. Ils sont tous très choqués", confie-t-il.
Dans ce commissariat, le plus grand de Nice, dix fonctionnaires de polices sont aujourd'hui suivis par un psychologue.

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Des soldats sur la promenade des Anglais, à Nice (Alpes-Maritimes), le 19 juillet 2016.
Des soldats sur la promenade des Anglais, à Nice (Alpes-Maritimes), le 19 juillet 2016. (VALERY HACHE / AFP)