Ultradroite : un homme mis en examen et écroué pour "provocation" à un "acte de terrorisme"

Un homme interpellé en début de semaine, soupçonné de diriger un groupe d'ultradroite baptisé "Vengeance patriote", a été mis en examen vendredi 17 décembre et placé en détention provisoire.

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Radio France
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Vue partielle du site internet du groupe Vengeance patriote  (CAPTURE D'ECRAN)

Lucas S., un membre de l'ultradroite, a été mis en examen vendredi soir et placé en détention provisoire pour "provocation par moyen de communication en ligne à un acte de terrorisme", "apologie publique d'actes de terrorisme" et "détention non-autorisée d'armes et de munitions de catégorie B en récidive, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant une information de l'AFP.

Il est soupçonné d'être le chef du groupe d'ultradroite appelé "Vengeance patriote" et a été interpellé en début de semaine puis placé en garde à vue. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une information judiciaire pour "association de malfaiteurs terroriste" (AMT) criminelle, à la suite de l'ouverture d'une enquête préliminaire en avril, selon cette source judiciaire. Néanmoins, pour l'instant, l'enquête n'a pas établi qu'un projet d'action violente était prévu.

"Effondrement inévitable du système"

Sur une vidéo sur Youtube, le groupe se présente comme "une communauté sportive et culturelle ouverte à tout patriote français à travers le monde" qui n'est ni "une milice ni une organisation criminelle violente", qui ne fait "pas d'apologie ni d'incitation à commettre des actes violents" mais suit "une attitude survivaliste attentiste à l'effondrement inévitable du système". Le groupe vise notamment les "gauchistes" et les "migrants", dans cette vidéo de présentation.

Sur son site internet, il propose des stages de MMA, les arts martiaux mixtes, d'apprentissage du maniement du couteau, de port de l'armure, pour se "préparer physiquement" à cet "effondrement inévitable".

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