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Trois membres présumés du groupe d'ultradroite AFO mis en examen dans le cadre de l'enquête sur des projets d'attentats contre des musulmans

Elles avait été arrêtées lundi dans la Creuse et les Hauts-de-Seine. 

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Le bâtiment de la DGSI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Ils souhaitaient lutter "contre le péril islamiste". Deux hommes et une femme ont été mis en examen, vendredi 27 juillet, pour "association de malfaiteurs terroriste" dans le cadre de l'enquête sur les activités du groupe d'ultradroite AFO. Ils sont soupçonnés d'avoir voulu attaquer des cibles liées à l'islam.

Ces trois personnes ont été placées sous contrôle judiciaire, conformément à ce que demandait le parquet. Elles avaient été arrêtés lundi lors d'opérations menées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans les Hauts-de-Seine et la Creuse.

D'autres mises en examen en juin

Les enquêteurs s'interrogeaient sur leur rôle éventuel au sein du groupuscule Actions des forces opérationnelles (AFO) visé en juin dernier par un important coup de filet. Selon les investigations, ce groupe avait évoqué des projets d'attaques contre des islamistes sortant de prison ou des mosquées radicales.

Dix de ses membres présumés dont son probable chef de file, un policier à la retraite qui entendait "durcir l'action" du groupe, avaient été mis en examen le 27 juin, notamment pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Quatre d'entre eux, dont le chef présumé du groupuscule, avaient été remis en liberté sous contrôle judiciaire contre l'avis du parquet. Quatre des membres du groupe avaient été placés en détention provisoire.

Trente-six armes à feu et des milliers de munitions avaient été retrouvées lors de perquisitions chez des suspects, y compris des éléments "entrant dans la fabrication d'explosif de type TATP", selon le parquet, qui avait ouvert une enquête à la mi-avril.

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