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Tarnac : de nouveaux indices matériels contre Coupat

Le juge chargé de l’enquête sur le groupe de Tarnac disposerait de nouveaux éléments matériels : des tubes susceptibles d’avoir servi au sabotage de la ligne TGV attribué à Julien Coupat et sa compagne. Les enquêteurs pensent que ces tubes ont été achetés par Coupat juste avant l’opération.
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L’information révélée par le site nouvelobs.com est confirmée par une source proche du dossier.
_ Le juge chargé de l’enquête sur le sabotage d’une ligne TGV en novembre 2008, disposerait de nouveaux éléments matériels : des tubes en PVC qui auraient pu servir à placer un crochet sur une caténaire de la LGV. Les tubes ont été repêchés dans la Marne il y a un an, non loin du sabotage commis dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008.

Ces deux tubes longs d’environ 2 mètres par 5 cm ne comportent aucune trace ADN exploitable. Mais les enquêteurs pensent qu’ils ont pu être achetés par Julien Coupat et sa compagne quelques heures avant l’opération que les enquêteurs lui attribuent. Car les policiers qui suivaient le couple les ont vus faire une halte vers 4h45 à proximité de l’endroit où les deux tubes ont été jetés. "Durant les auditions, Coupat et sa compagne n'ont jamais pu donner une explication crédible de cette halte au bord de la Marne, en pleine nuit", relève une source proche du dossier.

Les enquêteurs ont la conviction que Julien Coupat et Yldune Levy ont acheté ces tubes le 7 novembre dans l'après-midi dans un Bricorama de Châtillon (Hauts-de-Seine), pendant un laps de temps durant lequel les policiers chargés de leur filature avaient perdu leur trace.

Cette découverte vient en tout cas sauver, opportunément et in extrémis, une enquête antiterroriste au point mort depuis de nombreux mois.

Julien Coupat, sa compagne, et huit autres personnes sont mises en examen, notamment pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”, près de deux ans et demi après les sabotages qui avaient entraîné d'importants retards de TGV.

Gilles Halais, avec agences

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