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St-Etienne-du-Rouvray : Kermiche annonçait ses intentions sur une appli

L'Express s'est procuré des enregistrements d'Adel Kermiche, l'un des auteurs de l'attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray, où il explique dans des messages diffusés sur la messagerie Telegram vouloir s'en prendre aux églises et aux prêtres.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (L'auteur de l'attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray a diffusé des messages évoquant son projet d'attentat sur Telegram © AFP/EyePress News/EyePress)

Dans ces enregistrements révélés par l'Express, Adel Kermiche, l'un des deux auteurs de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray,  parle "de son processus de radicalisation, de la préméditation de son acte" , explique Victor Garcia, le journaliste de l'Express auteur de l'enquête.

Son projet d'attentat annoncé dans des enregistrements

"Une semaine avant [l'attentat, ndlr], il dit dans des messages 'on pourrait se rendre dans une église pour trancher des têtes'. Il évoque un cheikh rencontré en prison et qui selon lui, qui l'aurait motivé à passer à l'acte" . Un homme qu'il aurait rencontré à Fleury-Mérogis, lorsqu'il était incarcéré pour avoir voulu se rendre en Syrie et avec "qui il prenait des cours, il dit qu'il était dans la même cellule que lui" , explique le journaliste, "il lui aurait même donné beaucoup d'idées d'attentats et des méthodes macabres pour tuer un maximum de personnes" . Victor Garcia ajoute que dans ces messages auxquels il a eu accès, Adel Kermiche "se vante en disant que cette personne [le cheikh] aurait inspiré l'attentat du Bataclan, celui de Sousse en Tunisie...."

"Des messages de propagande"

L'Express a choisi de ne pas diffuser les extraits sonores qui contiennent "beaucoup de propagande"  a précisé le journaliste. "Il y a beaucoup de monologues misogynes, racistes, homophobes... De prosélytisme djihadiste aussi où il raconte des horreurs" . Dans les différents messages enregistrés, Adel Kermiche évoque aussi "les deux hija qui n'ont pas fonctionné, lorsqu'il a voulu se rendre en Syrie et il explique que c'était il y a deux ans et demi"  détaille l'auteur de l'enquête, ce qui laisse supposer une radicalisation depuis quelques années.

Autre fait troublant, juste avant l'attaque, le terroriste est en ligne sur l'application Telegram. Et il déclare : "Je vais envoyer un truc, il faudra partager massivement". 200 personnes sont abonnées à sa chaîne privée dans l'application. Une application qui est chiffrée et donc protégée des écoutes des services de renseignement.

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