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Six heures de perquisition chez Françoise Meyers-Bettencourt

Après plus de six heures de perquisition au domicile de la fille de l'héritière de L'Oréal, les enquêteurs sont partis avec des agendas et un ordinateur. Selon l'avocat de Françoise Meyers-Bettencourt, "ils sont repartis très déçus". Ils agissaient sur réquisition du procureur de Nanterre Philippe Courroye.
Article rédigé par franceinfo
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Les policiers de la Brigade financière arrivés vers 6h45 ce matin au domicile de Françoise Meyers-Bettencourt à Neuilly, sont repartis vers midi. Ils ont emporté les agendas de Jean-Pierre Meyers, un autre appartenant à sa femme, un ordinateur et les transcriptions des écoutes.

Si les enquêteurs ont d'ailleurs fait le déplacement, c'est bien dans le cadre de l'enquête pour atteinte à la vie privée qui découle de ces écoutes. Les enquêteurs et le procureur Philippe Courroye veulent savoir dans quelles circonstances le maître d'hôtel de la milliardaire, Pascal Bonnefoy, a décidé d'enregistrer des conversations de l'héritière de L'Oréal avec son entourage, entre mai 2009 et mai 2010. La fille de Liliane Bettencourt avait remis les enregistrements à la police avec leurs transcriptions après les avoir reçus du majordome.

Ces écoutes suggèrent des opérations de fraude fiscale dans la gestion de la fortune de la milliardaire, mais aussi un possible conflit d'intérêts avec l'ex-ministre du Budget puisque son épouse a travaillé deux ans et demi dans la société Clymène, chargée de cette gestion. S'il était avéré que les enregistrements résultaient d'une opération frauduleuse, leur valeur probatoire devant la justice pourrait être affaiblie.

"On s'étonne encore une fois que le parquet de Nanterre s'intéresse beaucoup plus à la façon dont l'information a été obtenue qu'à l'information elle-même. C'est un nouvel écran de fumée, mais cela ne nous gêne pas", a fait valoir Me Metzner, l'avocat de Françoise Meyers-Bettencourt.
_ Car un soupçon pèse sur sa cliente : qu'elle ait cherché à inciter d'anciens salariés de sa mère à apporter des témoignages destinés à suggérer que celle-ci ait été l'objet d'un abus de faiblesse de la part du photographe François-Marie Banier.

Caroline Caldier, avec agences

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