Escroquerie à la Banque postale : des islamistes radicaux présumés parmi les huit personnes en garde à vue

Les malfaiteurs auraient détourné 800 000 euros grâce à une faille de sécurité, selon RTL. Un autre suspect pourrait se trouver actuellement en Syrie.

Une agence de la Banque postale à Carquefou (Loire-Atlantique), le 10 septembre 2014.
Une agence de la Banque postale à Carquefou (Loire-Atlantique), le 10 septembre 2014. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Elles auraient profité d'une faille de sécurité pour dérober 800 000 euros à la Banque postale. Huit personnes sont en garde à vue, depuis mercredi 5 novembre, à Toulouse (Haute-Garonne) et Angers (Maine-et-Loire), pour "escroquerie en bande organisée". Selon les informations de RTL, certains des suspects seraient liés à l'islamisme radical.

Les arrestations de ces six hommes et deux femmes ont notamment été menées ont eu lieu dans l'agglomération Toulousaine, à Angers, mais aussi à Castres (Tarn). Selon la RTL, la plupart des personnes interpellées font l'objet d'une fiche "sûreté de l'Etat" établie par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), en raison de leurs liens avec l'islamisme radical. Certains habitent les Izards, à Toulouse, le quartier dont est originaire la famille de Mohammed Merah. RTL assure qu'un autre suspect pourrait même se trouver actuellement en Syrie. Le pôle anti-terroriste de Paris n'est cependant pas saisi de cette affaire, qui reste de droit commun.

Une perte totale de 25 millions d'euros pour la banque

Les malfaiteurs auraient profité d'une faille dans le système Certicode, "mis en place par la Banque postale pour sécuriser des virements intercomptes entre clients" de l'établissement explique une source policière à l'AFP. Ils seraient parvenus à "mettre en place des virements frauduleux et ponctionner des comptes à l'insu de leurs titulaires". Cette escroquerie, qui aurait permis aux suspects de détourner 800 000 euros, a profité à d'autres arnaqueurs dans toute la France : au total, selon RTL, la Banque postale aurait perdu jusqu'à 25 millions d'euros avant de sécuriser son système.