Seine-et-Marne : le maire du village de Chalifert frappé à plusieurs reprises par un habitant

Laurent Simon a été agressé lundi soir alors qu’il rentrait chez lui. Il a reçu plusieurs coups de poing aux côtes et a déposé plainte.

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France Télévisions
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Capture d'écran Google Maps de l'église de la commune de Chalifert (Seine-et-Marne). (GOOGLE MAPS)

"On vit une époque formidable... On peut taper sur le maire comme ça." Le maire de la petite commune de Chalifert (1 200 habitants, Seine-et-Marne) a été agressé par un habitant lundi soir alors qu'il rentrait chez lui, rapporte Le Parisien, mardi 25 août. Laurent Simon explique qu'il a été violenté en raison de "querelles de voisinage" sur une partie de la rue Charles-Vaillant. "Un administré ne supporte pas que les voisins se garent devant chez lui. Etant donné les soucis de circulation sur cet axe, je tolère le stationnement sur le trottoir et il pense donc que je suis responsable de ses problèmes."

Afin d'empêcher le stationnement devant son domicile, cet habitant a fait poser des rochers devant chez lui, mais Laurent Simon a déposé plainte pour "occupation illégale du domaine public et une mise en demeure afin de faire enlever ces pierres". Face à cette décision, l'habitant en question, en présence de son épouse, s'en est violemment pris à l'édile. "Je lui ai dit qu'on allait discuter mais dès que je suis sorti de ma voiture, j'ai reçu un coup de poing au visage puis d'autres, notamment dans les côtes", rapporte Laurent Simon, qui a porté plainte. 

L'Association des maires d'Ile-de-France (Amif) a dénoncé les violences envers les édiles. "Les élus n'ont plus, face à eux, des citoyens avec lesquels il est possible de dialoguer, mais des délinquants qui polluent le vivre-ensemble, alerte-t-elle dans un communiqué. L'Amif réclame des sanctions exemplaires contre les agresseurs du maire de Chalifert." L'association précise qu'elle mènera une enquête à la rentrée sur les violences commises contre les maires dans la région. Selon le ministère de l'Intérieur cité par Le Parisien, quelque 233 élus locaux ont été agressés depuis janvier, contre 198 à la même date (mi-août) en 2019, soit une hausse de 14%.

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