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Rouen : l'application alerte attentat SAIP bugge une nouvelle fois et inquiète les internautes

Mardi après-midi, l'application a envoyé un message à ses utilisateurs. Il s'agissait en fait d'un exercice à Rouen (Seine-Maritime).

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France Télévisions
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Capture d'écran de l'alerte SAIP, le 12 décembre 2017. (TWITTER.COM)

C'est une alerte qui a donné quelques sueurs froides. "L’application SAIP s’est activée avec pour information 'Parc des expositions'. Je suis à proximité de Paris. Auriez-vous des informations ?", s'est demandé un lecteur du live de franceinfo. "L’application SAIP vient de déclencher une alerte au centre des expositions de Nice, menace réelle ou erreur du service ?", s'est interrogé un autre internaute. "Sur Valence aussi ???", s'est exclamé un troisième. L'application SAIP, pour Système d'alerte et d'information des populations, a connu un nouveau bug, mardi 12 décembre, en milieu d'après-midi.

Une alerte "PARC EXPOSITION" a été envoyée sans plus de précisions, alors qu'il s'agissait d'un exercice à Rouen (Seine-Maritime). "Il y a eu un bug, qui ne vient pas de chez nous", commente-t-on sobrement à la préfecture du département, en précisant que l'alerte aurait dû être précédée de la mention exercice, comme cela se fait habituellement. "Aucun incident en cours. Un exercice de sécurité en Seine-Maritime a conduit au déclenchement de l’alerte smartphone dans certains secteurs", a tweeté le ministère de l'Intérieur. L'exercice attentat s'est déroulé dans l'après-midi au Parc des expositions de Grand-Quevilly, non loin de la préfecture normande. 

Contactée par franceinfo, la Sécurité civile donne quelques détails sur le bug. "L'application a été lancée pour l'exercice et ne devait alerter que les personnes qui se trouvaient dans un rayon de 2 000 mètres. C'est quelque chose que l'on fait régulièrement, explique-t-on. Mais là, le logiciel a dysfonctionné et a généré une alerte à tous les abonnés de l'application, sans localisation et sans le motif exercice". La société qui édite l'application a été priée de corriger ce bug rapidement. "On s'excuse de ce dysfonctionnement mais il n'est pas de notre fait", insiste-t-on à la Sécurité civile.

Ce n'est pas la première fois que l'application est critiquée pour des dysfonctionnements, réels ou supposés. Elle n'avait pas été déclenchée en février et avril 2017 pour les attaques au Louvre et sur les Champs-Elysées. En août, un rapport sénatorial pointait les nombreux couacs de l'application, ses fausses alertes et ses retards.

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