Redoine Faïd avait des explosifs dissimulés dans sa cellule

Le braqueur en fuite, qui s'est évadé samedi de la prison de Sequedin (Nord), avait réussi à se procurer d'importantes quantités d'explosifs et une arme de poing.

Des enquêteurs travaillent à la prison de Sequedin (Nord), d\'où s\'est évadé Redoine Faïd, le 13 avril 2013.
Des enquêteurs travaillent à la prison de Sequedin (Nord), d'où s'est évadé Redoine Faïd, le 13 avril 2013. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

INFO FRANCE 3. Les enquêteurs ont désormais reconstitué avec davantage de précision le scénario de la spectaculaire évasion de Redoine Faïd, figure du grand banditisme qui s'est échappé samedi 13 avril de la maison d'arrêt de Sequedin, dans le Nord. Selon les informations obtenues par France 3, l'évadé a utilisé du Semtex, un explosif de type plastic, pour faire sauter les portes de la prison.

Des explosifs cachés dans des paquets de mouchoir

Les policiers ont retrouvé une charge intacte derrière l'une des portes, mais plusieurs autres ont notamment permis de détruire la porte extérieure par laquelle les visiteurs accèdent au parloir, d'après France 3.

Les charges et les détonateurs étaient cachés dans des paquets de mouchoirs dissimulées dans la cellule du détenu. Les enquêteurs pensent également que celui-ci, qui avait en sa possession une arme de poing, peut-être un Glock 9 mm, se l'est probablement procurée en pièces détachées depuis janvier.

Des tentatives de corruption de gardiens

Les enquêteurs ignorent comment Redoine Faïd a obtenu cet arsenal depuis l'intérieur de la prison, mais, selon les informations de France 3, il aurait proposé 500 000 euros à tous ceux qui l'aideraient à s'échapper, faisant naître des rumeurs sur un projet d'évasion.

Le détenu aurait tenté d'approcher des gardiens de prison notamment à la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne) pour les corrompre, démarche qui aurait motivé son changement d'établissement, il y a trois mois, pour des raisons de sécurité.

La police judiciaire pense que Redoine Faïd comptait pour cela sur le butin du braquage de fourgon pour lequel a été mis en examen pour association de malfaiteurs, en mars 2011, près d'Arras, dans le Pas-de-Calais.