VIDEOS. Violences policières, liberté de la presse, laïcité... Les trois séquences mouvementées de l'interview d'Emmanuel Macron

Le président de la République a prononcé le terme de "violences policières" mais a estimé qu'il était devenu "un slogan".

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France Télévisions
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Le président de la République, Emmanuel Macron, le 4 décembre 2020. (DAVID HIMBERT / HANS LUCAS / AFP)

Une longue interview avec quelques remous. Emmanuel Macron a répondu aux questions du média en ligne Brut pendant plus de deux heures, vendredi 4 décembre. L'occasion d'un échange sur plusieurs sujets d'actualité, comme les violences policières, la liberté de la presse et la laïcité. Retour sur trois séquences mouvementées de cette interview.

Le terme de "violences policières"

Après l'évacuation violente de migrants sur la place de la République à Paris et le tabassage du producteur noir Michel Zecler par des agents de police, les violences policières sont revenues sur le devant de la scène politique. Un terme qu'Emmanuel Macron avait employé lors de sa campagne électorale de 2017, mais qu'il avait refusé d'utiliser une fois devenu président de la République.

Interrogé à ce sujet par le journaliste Rémy Buisine, le président de la République a semblé quelque peu mal à l'aise. "Je n'ai pas de problème à le redire [ce terme] mais je le déconstruis en disant qu'il y a des violences des policiers", a expliqué Emmanuel Macron en affirmant que l'expression était devenue "un slogan". Après plusieurs relances, il a finalement déclaré : "Je peux vous dire : 'il y a des violences policières' si ça vous fait plaisir, on ne va pas jouer à ni oui ni non."

La liberté de la presse remise en cause ?

La proposition de loi sur "la sécurité globale", actuellement en débat au Parlement, a créé des remous sur la question de la liberté de la presse en France. "Est-ce que nous sommes un pays où la liberté de la presse a été remise en cause ? Non !" a martelé Emmanuel Macron. Une affirmation sur laquelle le journaliste Rémy Buisine, qui a lui-même été victime de violences lors d'une manifestation, a voulu revenir.

"Des journalistes ont été placés en garde à vue, ils ont été entravés dans leur travail", a rappelé Rémy Buisine. "Pour certains, ils n'avaient pas leur carte de presse avec eux", a avancé le président de la République avant de se faire corriger par le journaliste de Brut, qui a rappelé que "la carte de presse n'est pas obligatoire en France" pour être journaliste.

Etre ou ne pas être "Charlie"

Le sujet de la laïcité a été longuement abordé lors de l'interview du chef de l'Etat. Et c'est une question d'un internaute, Karim, qui a un peu déstabilisé le président de la République. "Je suis français, j'aime mon pays et pourtant je ne suis pas 'Charlie'. Est-ce que j'ai le droit ?" s'interroge le commentateur. "Tous ceux qui ont dit 'Je suis Charlie', ils voulaient dire : 'Je suis la République", a répondu Emmanuel Macron avant d'ajouter : "Quand beaucoup de jeunes ont dit : 'Je suis mal à l'aise avec cela', ils ont voulu dire : 'Il y a quelque chose qui me choque avec Charlie'."

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