DIRECT. "Sécurité globale" : "Les casseurs cassent la République", dénonce Gérald Darmanin, à l'issue de la journée de mobilisation émaillée par des heurts

Près de 90 rassemblements se sont déroulés en France, samedi. Au moins 64 interpellations ont eu lieu dans tout le pays lors de cette manifestation, selon le ministre de l'Intérieur.

Un individu devant un feu lors de la manifestation parisienne contre la proposition de loi sur la \"sécurité globale\", théâtre d\'affrontements entre la police et des \"blacks blocs\", le 5 décembre 2020.
Un individu devant un feu lors de la manifestation parisienne contre la proposition de loi sur la "sécurité globale", théâtre d'affrontements entre la police et des "blacks blocs", le 5 décembre 2020. (ESTELLE RUIZ / HANS LUCAS / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Les manifestations organisées samedi 5 décembre contre la proposition de loi sur la "sécurité globale" ont rassemblé 52 350 personnes, selon le ministère de l'Intérieur. Plus de 90 rassemblements étaient annoncés en début de journée. Des manifestants "pour les droits sociaux et la liberté" se sont joints à ceux qui s'opposent au texte controversé, maintenant la pression sur l'exécutif. Suivez notre direct.

Les "casseurs cassent la République", a estimé en début de soirée le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à l'issue de la manifestation parisienne. "Soutien à nos policiers et nos gendarmes, une nouvelle fois très violemment pris à partie", a-t-il écrit sur son compte Twitter au moment où la manifestation était sur le point d'être dispersée place de la République. "64 interpellations. Parmi les blessés, 8 forces de l'ordre. Leur courage et leur honneur forcent le respect de tous", a-t-il indiqué.

 Trente interpellations et 21 gardes à vue à Paris. Il y a eu 30 interpellations en marge de la manifestation, annonce la préfecture, à 18 heures. Par ailleurs, 21 personnes ont été placées en garde à vue, a précisé le parquet de Paris à 19h30. Gérald Darmanin a fait état sur Twitter de plusieurs individus "très violents", près de trois heures après le début du rassemblement parisien. "Merci aux forces de l’ordre mobilisées aujourd’hui", a écrit le ministre de l'Intérieur. 

 Trois policiers blessés et 16 interpellations à Nantes. Trois policiers ont été blessés samedi après-midi à Nantes lors de la manifestation contre la loi Sécurité globale, dont l'un a été touché par un cocktail molotov, et seize personnes ont été interpellées, a appris l'AFP auprès de la préfecture. "Des black bloc se sont mêlés à la manifestation partie à 15 heures et ont commencé à lancer des projectiles. Ils ont harcelé les forces de l'ordre pendant trois heures, avec des jets de projectile, des pavés, des cocktails molotov, des tirs de mortiers", a déclaré à l'AFP Christophe Granger, délégué régional CRS Ouest Unsa-police.

 Des affrontements dans l'après-midi à Paris. Dans la capitale, la manifestation s'est élancée à 14 heures de la porte des Lilas en direction de la place de la République. Plus d'une heure et demie après le départ, des projectiles ont été lancés sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes. "Liberté, égalité, fraternité, pour qui ?", pouvait-on lire sur la banderole de tête des "gilets jaunes", placée devant celle des syndicats. "Darmanin, Macron volent nos libertés/retrait de la loi de sécurité globale", "IGP-Haine", "Tous ensemble, en même temps", était-il encore écrit sur des pancartes, au milieu des fumigènes et au son des pétards.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #MANIFESTATIONS

23h16 : Voici les titres de la soirée :

Environ 90 rassemblements, une mobilisation en baisse avec 52 000 manifestants d'après le ministère de l'Intérieur, 64 interpellations, plusieurs blessés dont huit policiers ou gendarmes... La nouvelle journée de mobilisation contre la proposition de loi "sécurité globale" a également été marquée par des tensions à Paris, Nantes, Lyon ou Dijon.

La baisse des décès se poursuit. La France a enregistré 12 923 cas supplémentaires de contamination au Covid-19 en 24 heures (plus de 2,2 millions au total), et 216 morts à l'hôpital (37 822 depuis le début de l'épidémie), selon Santé publique France.

#BREXIT Les négociations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni sur leur relation commerciale post-Brexit vont reprendre demain à Bruxelles. Les points de blocage sont toujours la concurrence, le mécanisme de règlement des différends et la pêche.


Les promesses de dons au Téléthon 2020 s'élevaient à 37,4 millions euros à 21 heures, soit une baisse de près de 9 millions d'euros par rapport à l'année dernière à la même heure.

Ce direct est désormais terminé. Il reprendra dimanche à 9 heures.

22h54 : Le bilan est en hausse à Nantes. Cinq policiers ont été blessés lors de la manifestation contre la proposition de loi "sécurité globale", indique ce soir la préfecture de Loire-Atlantique. Elle avait auparavant évoqué deux, puis trois blessés, dont l'un touché par un cocktail Molotov.

22h34 : Deux mineurs figurent parmi les 21 personnes placées en garde à vue par le parquet de Paris, ce soir. Quarante-deux personnes ont été interpellées dans le cortège parisien contre la proposition de loi "sécurité globale", a indiqué plus tôt la préfecture de police.

22h17 : Bonsoir @Marcelo33, j'en parlais plus tôt dans ce direct : le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a rendu hommage sur Twitter aux policiers et gendarmes mobilisés aujourd'hui, et indiqué que huit d'entre eux figuraient parmi les blessés du jour.

22h15 : Et le nombre de policiers blessés ?

22h15 : Vous êtes plusieurs à m'interroger à ce sujet @sécuritéglobale. Des journalistes sur place (ici ou ici) ont indiqué qu'un manifestant avait effectivement été blessé à la main (sans parler pour autant de "main arrachée"), place de la République à Paris, à la fin de la manifestation contre la loi "sécurité globale", avant d'être pris en charge par les "street medics" et évacué. Je ne peux pas, pour l'instant, vous confirmer la gravité de la blessure.

21h58 : Un manifestant avec vraisemblablement la main arraché place de la république

21h49 : De son côté, Radio France fait le point sur la mobilisation du jour, région par région.

21h49 : Malgré un cortège principalement pacifiste, la manifestation parisienne contre la proposition de loi sur la "sécurité globale" a été marquée par des dégradations de commerces et des affrontements entre des manifestants vêtus de noir et les forces de l'ordre. France 2 revient sur cette journée émaillée de heurts dans la capitale.

21h26 : Le vidéaste Amar Taoualit indique sur Twitter avoir été blessé à la jambe par une grenade de désencerclement alors qu'il couvrait la manifestation parisienne contre la proposition de loi sur la "sécurité globale". Son message est accompagné d'une photo d'une plaie béante au tibia.

20h31 : Quarante-deux personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre en marge de la manifestation parisienne contre la proposition de loi "sécurité globale", indique la préfecture de police de Paris. Un peu plus tôt, le ministre de l'Intérieur avait indiqué que 64 personnes avaient été interpellées en France.

20h24 : Voici un nouveau point sur l'actualité :

Environ 90 rassemblements ont eu lieu en France contre la proposition de loi sur la "sécurité globale", rassemblant 52 350 personnes dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur. A Paris, où 5 000 personnes ont défilé, de fortes tensions ont eu lieu entre des casseurs et les forces de l'ordre, et des vitrines ont été dégradées. Trois policiers ont par ailleurs été blessés à Nantes, dont l'un a été touché par un cocktail molotov.

La France a enregistré 12 923 cas supplémentaires de contamination au Covid-19 en 24 heures (plus de 2,2 millions au total), et 216 décès à l'hôpital dans le même temps (37 822 depuis le début de l'épidémie), selon Santé publique France.


L'un des suspects de l'attentat de la rue des Rosiers, qui avait fait six morts en août 1982 à Paris, a été mis en examen pour "assassinats" et "tentatives d'assassinats", et placé en détention provisoire, a appris franceinfo de source judiciaire.

20h01 : Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, apporte de nouveau sur Twitter son soutien aux forces de l'ordre mobilisées aujourd'hui. "Les casseurs cassent la République", écrit-il, en indiquant que 64 personnes ont été interpellées et huit membres des forces de l'ordre blessées, sans préciser s'il s'agit de la situation dans la capitale ou dans l'ensemble de la France.

19h57 : Les forces de l'ordre utilisent des canons à eau pour disperser les derniers manifestants, place de la République à Paris, rapporte le journaliste indépendant Clément Lanot.

19h46 : Ces chiffres sont en baisse par rapport à la semaine dernière, où les marches contre la "sécurité globale" avaient réuni entre 133 000 personnes selon le ministère de l'Intérieur et 500 000 selon les organisateurs. Parmi elles, 46 000 personnes avaient défilé à Paris, selon le ministère de l'Intérieur.

19h46 : Les manifestations contre la "sécurité globale" ont réuni 52 350 personnes aujourd'hui en France, dont 5 000 personnes à Paris, selon le ministère de l'Intérieur.

19h25 : Les manifestants contre la proposition de loi "sécurité globale" qui sont restés sur la place de la République, à Paris, après l'appel à la dispersion sont progressivement repoussés hors de la place par les forces de l'ordre qui utilisent leurs boucliers, note un journaliste sur place.

19h04 : La préfecture de police de Paris indique sur Twitter que "les forces de l'ordre effectuent les sommations" et invite à quitter la place de la République, la manifestation étant officiellement terminée depuis 18 heures.

19h01 : Les tensions sont toujours très importantes, place de la République à Paris, entre les membres du "black bloc" et les forces de l'ordre, rapportent les journalistes sur place. La manifestation contre la proposition de loi sur la "sécurité globale" dans la capitale a été marquée des dégradations et des violences importantes entre casseurs et policiers tout au long de l'après-midi.

19h12 : Par ailleurs, la préfecture de police annonce avoir procédé à huit nouvelles interpellations, pour un total de 30 personnes, après des violences et des dégradations commises par des manifestants cagoulés et vêtus de noir plus tôt dans l'après-midi. Dix-neuf des personnes interpellées ont été placées en garde à vue, précise le parquet de Paris à franceinfo.

19h05 : Une partie des participants à la manifestation parisienne contre la proposition de loi sur la "sécurité globale" est arrivée place de la République, le terme prévu du parcours. Environ 2 000 personnes y sont rassemblées, selon un journaliste de l'AFP sur place.

18h23 : Deux CRS ont été blessés cet après-midi à Nantes lors de la manifestation contre la proposition de loi sur la "sécurité globale". L'un d'eux a été touché par un cocktail molotov, indique la préfecture de Loire-Atlantique, qui précise que le défilé a réuni 3 000 personnes. Cinq personnes ont par ailleurs été interpellées.

18h33 : Il est l'heure d'un nouveau point sur l'actualité :

Environ 90 rassemblements ont eu lieu en France contre la proposition de loi sur la "sécurité globale", qui ont parfois convergé avec ceux contre la précarité. A Paris, des centaines de casseurs ont incendié plusieurs voitures, endommagé des vitrines de l'avenue Gambetta et jeté des projectiles sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué par l'usage de gaz lacrymogènes. Suivez notre direct.

L'un des suspects de l'attentat de la rue des Rosiers, qui avait fait six morts en août 1982 à Paris, a été mis en examen pour "assassinats" et "tentatives d'assassinats", et placé en détention provisoire, a appris franceinfo de source judiciaire.


Les obsèques de l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing, décédé mercredi à l'âge de 94 ans du Covid-19, ont eu lieu ce matin dans la plus stricte intimité dans le petit village d'Authon (Loir-et-Cher).


La navigatrice anglaise Samantha Davies, victime d'une "violente collision" , a été contrainte à l'abandon, a annoncé son équipe. Elle occupait la 12e place mercredi au moment où son bateau a heurté un "ofni" (objet flottant non identifié).

17h47 : Bonsoir . Tout d'abord, les manifestations en plein air restent autorisées par le décret du 29 octobre 2020, même durant le confinement, tant qu'elles sont déclarées à la préfecture et sauf contre-indication de cette dernière. Les manifestants doivent néanmoins respecter la distanciation physique, ce qui, en cas d'affluence, est parfois difficile. Quant aux conséquences de ces dernières sur une éventuelle relance de l'épidémie, c'est effectivement un risque, même s'il est difficile à mesurer, estime la communauté scientifique.

17h57 : Bonjour, comment ça se fait que les manifestations peuvent avoir lieu alors qu'on est en pleine pandémie ? Le non-respect des distances physiques peut relancer la circulation du virus non ?

17h38 : Bonjour @Sa, le texte est accusé par ses détracteurs de porter atteinte "à la liberté de la presse, à la liberté d'expression et à la liberté de manifester", et aussi d'instaurer "des outils de surveillance de masse". Ma collègue Violaine Jaussent vous en dit plus dans cet article.

17h57 : Bonjour franceinfo, cette proposition de loi sur la "sécurité globale" c'est quoi concrètement ? En attente d'une réponse de votre part, merci Fi.

17h56 : A Paris, où des feux sporadiques ont été allumés le long du défilé contre la précarité et la proposition de loi sur la "sécurité globale", les forces de l'ordre ont scindé en deux la tête de cortège pour permettre l'intervention des pompiers. Les tensions restent encore vives entre les forces de l'ordre et plusieurs centaines de casseurs, selon le journaliste indépendant Clément Lanot.

17h55 : A Marseille, la manifestation contre la proposition de loi sur la "sécurité globale" a rendu hommage à Zineb Redouane, cette octogénaire morte en décembre 2018 à l'hôpital, après avoir été touchée dans son appartement par une grenade lacrymogène tirée par la police lors d'une manifestation de "gilets jaunes".

(SONIA BOUJAMAA / FRANCE 3 PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR)

17h54 : Il n'y a pas qu'à Paris qu'on manifeste contre la proposition de loi sur la "sécurité globale" : 2 000 personnes ont défilé à Toulouse, quelques centaines à Bordeaux, quelques milliers à Lyon... Excepté à Paris, aucun incident d'ampleur n'a été rapporté.

16h46 : Le ministre de l'Intérieur apporte également son soutien aux "aux forces de l’ordre mobilisées aujourd’hui, parfois face à des individus très violents".

17h05 : A Paris, 22 personnes ont été interpellées après des heurts entre certains manifestants et des policiers, indique sur Twitter le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

16h32 : A noter que ces tensions ont eu lieu en tête de cortège, et concernent une minorité de manifestants, selon les journalistes sur place, qui indiquent qu'un "black bloc" s'est constitué en tête du défilé.

16h27 : La préfecture de police de Paris indique également sur Twitter être intervenue pour "démanteler une barricade". Voici une photo de celle-ci, publiée par une photographe de l'AFP sur place.

16h20 : Plusieurs voitures ont par ailleurs été incendiées le long du parcours, rapportent plusieurs journalistes sur place.

16h15 : La manifestation parisienne contre la précarité et la proposition de loi sur la "sécurité globale" se tend à l'avant du cortège. Vers 15h45, des projectiles ont été lancés sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes. Une vitrine d'une agence immobilière de l'avenue Gambetta a été cassée et des jets de pétards ont également été constatés le long du cortège.

16h29 : Manifestation à Angers, place du Ralliement

16h31 : A Paris, des manifestants portent des tee-shirts où il écrit "stop à l'impunité policière". A Marseille, le cortège rend également hommage à Zineb Redouane, qui était morte en 2018 après avoir reçu une grenade lacrymogène lancée par un CRS.