"Sécurité globale" : les organisateurs des "marches des libertés" appellent à "poursuivre la mobilisation

Le collectif à l'origine des manifestations contre la proposition de loi estime qu'Emmanuel Macron n'a apporté "aucune réponse" à leur mouvement.

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Des manifestants lors de la mobilisation contre la proposition de loi sur la "sécurité globale", le 5 décembre 2020, à Paris. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO / AFP)

La contestation n'est pas terminée. Le collectif qui rassemble journalistes, syndicats et ONG opposés à la proposition de loi sur la "sécurité globale" a appelé dimanche 6 décembre à "poursuivre la mobilisation jusqu'au retrait (...) des articles 21, 22 et 24" du texte et "du schéma national de maintien de l'ordre".

"Emmanuel Macron n'a apporté aucune réponse lors de son interview accordée le 4 décembre à Brut" et "à ce jour, l'Elysée n'a pas répondu à notre demande d'entrevue", déplore ce collectif. "La diversité et l'ampleur des cortèges" lors de la journée de mobilisation samedi "témoignent de l'enracinement de la contestation (...) tandis que d'autres villes ont rejoint le mouvement", estime-t-il, revendiquant "des dizaines de milliers" de manifestants à Paris.

Le collectif critique la préfecture de police

Près de 90 rassemblements ont eu lieu samedi en France, réunissant 52 350 personnes au total, dont 5 000 personnes à Paris, selon le ministère de l'Intérieur, en forte basse par rapport à la semaine précédente (133 000 personnes selon le ministère, 500 000 selon les organisateurs). Les manifestations de samedi ont été parfois émaillées de violents incidents, notamment dans la capitale.

"A Paris, la manifestation autorisée (...) a été très vite dénaturée par la stratégie délibérée de la terre brûlée mise en place par la préfecture de police de Paris", qui "a abouti à de nouvelles violences, à des mutilations et à des blessures graves", dénonce le collectif. 

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