Policière accusée d'avoir provoqué une fausse couche : le parquet de Pontoise ouvre une information judiciaire

La jeune femme a été hospitalisée après un contrôle de police. Elle accuse la police d'avoir provoqué cette fausse couche.

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Radio France
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Le centre commercial de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise). (CAPTURE D'ÉCRAN / GOOGLE MAPS)

Une information judiciaire a été ouverte contre X par le parquet de Pontoise (Val-d’Oise), alors qu’une jeune femme enceinte de 23 ans accuse la police d’être responsable de la perte de son bébé après un contrôle de police, a appris franceinfo de source proche de l’enquête jeudi 21 janvier, confirmant une information du Monde. Un juge d’instruction va donc poursuivre les investigations. L'information est ouverte pour "violences volontaires par une personne dépositaire de l’autorité publique".

Le 10 décembre dernier, la jeune femme de 23 ans est avec sa cousine dans un centre commercial de Garges-lès-Gonesse. Des policiers en patrouille leur demandent de mettre leur masque, ce qu'elles font, avant que l'une des deux fonctionnaires ne décide de les verbaliser. Mais quelques instants plus tard, cette même policière tente de les interpeller pour outrage. C'est là que la situation dégénère selon Déborah, qui voit sa cousine plaquée au sol. Elle-même raconte être poussée contre un mur : "Pendant que [la policière] me poussait contre le mur je lui disais 'Je suis enceinte, je suis enceinte'", affirme-t-elle. Ce qui n'a eu aucun effet, selon elle. C'est une autre policière qui est intervenue pour les séparer.

Relâchée après quatre heures de garde à vue, Déborah souffre pendant deux nuits. Après plusieurs consultations, la jeune femme finit par être hospitalisée. "On m'a expliqué que mon col de l'utérus était ouvert. J'ai été hospitalisée pendant dix jours et le 21 [décembre] j'ai accouché, voilà", confie-t-elle. Sa petite fille ne survit pas. Pour son avocat, maître Vincent Brenghart, il y a peu de doute : l'interpellation et la perte de l'enfant sont liées, puisque la grossesse de Déborah se passait très bien jusque-là. La policière mise en cause conteste les faits. Le parquet de Pontoise avait ouvert début janvier une enquête, confiée à l’Inspection générale de la police nationale.

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