Police : enquête sur des propos racistes publiés sur Facebook

Des milliers de personnes ont manifesté samedi 6 juin pour dénoncer le racisme et les violences policières. Plusieurs affaires sont suspectes et une instruction est en cours concernant la publication, via Facebook, de messages racistes entre policiers.

FRANCEINFO

C’est un compte privé Facebook au cœur d’une polémique. Ses abonnés, près de 8 000 au départ, sont majoritairement des policiers nationaux ou municipaux. Depuis quelques mois, on y découvre des propos racistes ou homophobes punissables pas la loi. À tel point d’un ancien administrateur du site déclare en mars en avoir "marre de faire la police sur ce groupe", menaçant de bannir tout auteur de commentaire raciste. Mais rien n’y fait, au contraire. Sur des captures d’écran, révélées par le site Street Press, on découvre de nouvelles allusions racistes, écrites il y a peu. Des propos condamnables qui incitent à la haine raciale.

Une minorité de policiers à sanctionner

Vendredi 5 juin, le ministère de l’Intérieur a saisi la justice. Les membres du site ont immédiatement réagi, de façon contrastée. Sur les 8 000 membres du site, combien sont-ils vraiment racistes ? Ces propos sont-ils tenus entre collègues ou au commissariat ? Oui, nous assure une fonctionnaire anonyme. Pour Abdoulaye Kanté, qui exerce son métier de policier depuis vingt ans en région parisienne, il s’agit d’une minorité qu’il faut sanctionner. Jean-Marie Godard vient de passer une année à observer la profession de policier. Pour cet expert, il s’agit d’abord d’un problème de formation et d’affectation des jeunes recrues. L’enquête préliminaire pour injure à caractère raciste et provocation à la haine raciale devrait déterminer les responsabilités des adhérents du groupe Facebook. Plus de 1 000 d’entre eux se sont déjà désabonnés en quelques jours.

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Un policier lors d\'un contrôle de véhicule, à Calais le 31 janvier 2020 (photo d\'illustration).
Un policier lors d'un contrôle de véhicule, à Calais le 31 janvier 2020 (photo d'illustration). (DENIS CHARLET / AFP)