Etats-Unis : un policier licencié après la mort de Breonna Taylor, dénoncée par les manifestants contre les violences policières racistes

Cette femme noire de 26 ans a été tuée d'au moins huit balles dans son sommeil par des policiers qui recherchaient un suspect n'habitant plus à cette adresse.

Une pancarte à l\'effigie de Breonna Taylor brandie lors d\'une manifestation contre les violences policières racistes à Hollywood (Californie, Etats-Unis), le 7 juin 2020.
Une pancarte à l'effigie de Breonna Taylor brandie lors d'une manifestation contre les violences policières racistes à Hollywood (Californie, Etats-Unis), le 7 juin 2020. (AGUSTIN PAULLIER / AFP)

Son nom est sans doute moins célèbre que celui de George Floyd, mais Breonna Taylor est une autre des victimes emblématiques du mouvement contre les violences policières racistes aux Etats-Unis. Le maire de Louisville (Kentucky) a annoncé, vendredi 19 juin, qu'un policier impliqué dans sa mort en mars avait été licencié.

Greg Fisher, le maire, n'a pas précisé quel avait été le rôle de ce policier, Brett Hankison, dans la mort de la jeune femme. Dans un communiqué, il explique qu'une disposition légale lui interdit "malheureusement" de divulguer le motif du licenciement.

Mais un média local, le Courier Journal, dévoile le contenu d'une lettre envoyée par le chef de la police de la ville à cet agent. Il l'accuse d'avoir tiré "aveuglément" dix coups de feu dans l'appartement où se trouvait la victime. Selon le journal, deux autres policiers ont ouvert le feu.

La première sanction dans cette affaire

Breonna Taylor, une infirmière de 26 ans, se trouvait chez elle, endormie avec son compagnon, lorsque trois policiers ont, sans prévenir, enfoncé sa porte, selon l'avocat de la famille.

Les agents, munis d'un mandat de perquisition, agissaient dans le cadre d'un avis de recherche erroné concernant un suspect qui n'habitait plus l'immeuble et qui était déjà détenu. Ils ont atteint la jeune femme d'au moins huit balles, d'après l'avocat.

Le licenciement annoncé vendredi est la première sanction prise dans cette affaire, une absence de réaction qui était vivement dénoncée par les manifestants et de nombreuses personnalités.