Etats-Unis : un garçon noir d'un an blessé par balle par la police, sa mère va porter plainte

Les faits se sont déroulés le 3 mars. Grièvement blessé à la tête, l'enfant a subi une ablation d'une partie du cerveau.

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France Télévisions
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Legend Smalls, un jeune Américain de un an, a été grièvement blessé par balles par la police. (BEN CRUMP LAW / AFP)

La mère d'un garçon noir de un an, grièvement blessé à la tête par la police à Houston, dans le sud des Etats-Unis, a annoncé mardi 16 mars son intention de porter plainte contre les forces de l'ordre. "Mon bébé n'aurait jamais dû se faire tirer dessus, surtout pas par la police", a déclaré la mère de Legend Smalls lors d'une conférence de presse. "Il a toujours des fragments de balle dans la tête et reste en soins intensifs" près de deux semaines après avoir subi une ablation d'une partie du cerveau, a précisé Daisha Smalls, 19 ans, la voix étranglée par l'émotion.

Tard le 3 mars, la jeune femme faisait le plein d'essence, avec son fils attaché dans un siège bébé sur la banquette arrière, quand un véhicule, pourchassé par la police, est sorti de route devant la station-service. Un homme armé, soupçonné d'au moins deux braquages, en est sorti et s'est jeté dans la voiture de Mme Smalls. La police a alors ouvert le feu, tuant le suspect et blessant le petit garçon.

"Face à des Afro-Américains, la police tire d'abord et pose des questions ensuite"

Mme Smalls "était en train de faire le plein", avait déclaré un responsable de la police de Houston Troy Finner après le drame. Mais, selon la jeune femme, elle avait terminé et était de nouveau assise dans son véhicule, quand l'homme pourchassé y est entré. "Ils savaient qu'elle était dans la voiture et ils ont quand même tiré", a assuré son avocat Ben Crump, spécialisé dans les dossiers de violences policières envers les Afro-Américains. "A l'heure actuelle, face à des Afro-Américains, la police tire d'abord et pose des questions ensuite, et elle ne fait pas ça avec les autres citoyens", a-t-il estimé.

Les critiques contre la police américaine, régulièrement accusée de faire un usage excessif de la force envers la minorité noire, ont pris une ampleur inédite après la mort de George Floyd, sous le genou d'un policier blanc à Minneapolis le 25 mai.

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