"C'est un mensonge" : le président des Républicains, Christian Jacob, nie l'existence des violences policières en France

Il a également dénoncé, dimanche, le "silence assourdissant du président de la République et du Premier ministre, au moment où la police nationale est humiliée".

Le président des Républicains Christian Jacob, le 20 mai 2020 devant l\'hôtel Matignon à Paris.
Le président des Républicains Christian Jacob, le 20 mai 2020 devant l'hôtel Matignon à Paris. (THOMAS COEX / AFP)

"La police en France ne fait pas peur, elle rassure." Le président des Républicains a apporté, dimanche 7 juin, son "soutien aux forces de sécurité" dans "Le Grand rendez-vous", l'émission d'Europe 1, CNews et Les Echos. Christian Jacob a également nié formellement l'existence de violences policières en France. "Des violences policières en France, cela n'existe pas, c'est un mensonge", a-t-il insisté. "On a vu des violences de manifestants, mais jamais de violences policières", a encore ajouté le patron des Républicains. "Il y a du racisme en France, contre lequel il faut lutter, mais on n'a pas une police raciste en France, ça n'existe pas", a ajouté le chef du parti de droite, au lendemain de plusieurs manifestations contre le racisme et la violence policière.

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs enquêtes ont révélé, ces dernières semaines, l'existence de groupes de discussions privés, sur les réseaux sociaux, dans lesquels des membres des forces de l'ordre échangent des propos racistes, sexistes et homophobes. Et alors que l'onde de choc provoquée par la mort de George Floyd aux Etats-Unis continue de se propager en France où plus de 23 000 manifestants, selon le ministère de l'Intérieur, ont dénoncé les violences policières et réclamé "justice pour tous", rappelant les noms de personnes mortes en France après des interpellations violentes, comme Adama Traoré ou Cédric Chouviat.

"S'il y a eu dérapage, la justice est saisie"

Dans certains cas, "s'il y a eu dérapage (d'un policier), la justice est saisie, les sanctions tomberont. Mais on assiste à un amalgame invraisemblable", s'est indigné le président des Républicains. Sur Europe 1, Christian Jacob s'est déclaré "profondément choqué par les slogans, la police traitée de raciste et les policiers noirs de vendus par de prétendus manifestants antiracistes" dans les cortèges.

"La comparaison avec les Etats-Unis n'a pas de sens, car ils ont un système fédéral où les policiers sont placés sous l'autorité des maires ou de shérifs élus alors que nous avons une police unifiée qui correspond à la diversité, une école de police, un code de déontologie", a-t-il argué, alors que des policiers dénoncent eux-mêmes des comportements racistes dans leurs rangs. Christian Jacob a également dénoncé le "silence assourdissant du président de la République et du Premier ministre, au moment où la police nationale est humiliée" et où "on a entendu des gens appeler à la révolution et prendre les armes".