Vidéo Beauvau de la sécurité : les annonces d'Emmanuel Macron, "du réchauffé et de l'esbroufe", juge Adrien Quatennens, député LFI

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Le chef de l'État a détaillé mardi les mesures prises en conclusion du Beauvau de la sécurité. Pour le député  de La France insoumise, cela s'apparentait "à un meeting de campagne aux frais du contribuable sur le sujet de la sécurité".

Les annonces sur la sécurité faites par Emmanuel Macron à Roubaix (Nord), à l'issue du Beauvau de la sécurité, "c'est du réchauffé" et de "l'esbroufe", a jugé Adrien Quatennens, coordinateur de La France Insoumise et député du Nord, ce mercredi 15 septembre sur franceinfo. Si le député est "d'accord avec le fait qu'il faut plus d'effectifs sur le terrain", il regrette notamment l'absence de police de proximité.

>> REPLAY. Les annonces d'Emmanuel Macron pour conclure le Beauvau de la sécurité

"On a eu droit en quelque sorte à un meeting de campagne aux frais du contribuable sur le sujet de la sécurité", dénonce Adrien Quatennens. "Si vous regardez le détail des mesures, les trois quarts, c'est du réchauffé", des mesures sont notamment déjà en discussion à l'Assemblée nationale.

"Aucun mot" sur la police de proximité

Le député dénonce aussi "de l'esbroufe", notamment avec la création d'une délégation parlementaire pour le contrôle des forces de l'ordre. Il pointe "le lien entre ce gouvernement et le contrôle parlementaire". D'après lui, "Emmanuel Macron aurait été mieux inspiré de faire ce que nous réclamons depuis longtemps s'agissant de l'IGPN, c'est une instance véritablement démocratique, indépendante, comme cela s'est fait en Angleterre".

Adrien Quatennens regrette par ailleurs qu'Emmanuel Macron "n'ait dit aucun mot de la nécessité d'une police de proximité que nous proposons pour rétablir la confiance", alors qu'une "police de sécurité du quotidien était en gestation, proposée par Gérard Collomb", ministre de l'Intérieur de mai 2017 à octobre 2018. Le député LFI "a l'impression que c'est abandonné".

"Dissoudre la BAC"

Il faut certes "augmenter les effectifs" et "donner des moyens supplémentaires à la police, mais ce qu'il faut surtout c'est changer de doctrine, poursuit Adrien Quatennens. Nous proposons par exemple de dissoudre la BAC [la brigade anti-criminalité] parce qu'on sait qu'il y a un vrai problème entre la population et la BAC." S'appuyant sur une enquête d'opinion, il assure que 60% des Français sont d'accord avec cette mesure.

"Emmanuel Macron n'a absolument rien dit de la délinquance financière, la délinquance en col blanc qui progresse le plus, c'est la délinquance progresse le plus en France", regrette aussi le député du Nord.

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