Vague de suicides chez les policiers : il faut "d'abord améliorer les conditions de travail" estime le syndicat Synergie-Officiers

Pour le secrétaire général de Synergie-Officiers, Patrice Ribeiro, il est essentiel d'améliorer "les rythmes horaires" des policiers et de travailler sur "un nouvel aménagement du temps de travail".

Un policier en intervention à Concarneau (Finistère), en mars 2017.
Un policier en intervention à Concarneau (Finistère), en mars 2017. (FRED TANNEAU / AFP)

Les syndicats de police et de gendarmerie sont reçus vendredi 24 novembre par le ministre de l'Intérieur, qui doit faire des propositions pour tenter d'endiguer la vague de suicides au sein des forces de l'ordre.

Pour Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie-Officiers, interrogé sur franceinfo, la priorité est avant tout d'"améliorer les conditions de travail des policiers, notamment par les rythmes horaires et un nouvel aménagement du temps de travail".

Depuis le début de l'année, 47 policiers se sont suicidés

"Il doit y avoir 11 heures de repos entre deux vacations", souligne-t-il, pour "séparer ce qui se passe au travail et ce qui se passe chez soi". "Lorsqu'on découvre quelqu'un qui est pendu, lorsqu'on intervient sur des accidents de la route ou lorsqu'on voit la misère, c'est difficile de décompenser quand on rentre chez soi", poursuit le syndicaliste.

Patrice Ribeiro explique qu'avec "l'explosion de la violence contre les policiers", les "conditions d'exercice de plus en plus difficiles", la "paupérisation des services" et "le risque terroriste", les policiers "travaillent beaucoup plus, ils sont beaucoup plus soumis à la pression, et lorsqu'ils rentrent chez eux et qu'il y a d'autres facteurs personnels qui peuvent être aggravants, il y a des risques supplémentaires".

Depuis le début de l'année, 47 policiers et 16 gendarmes se sont suicidés. Des chiffres en hausse par rapport à l'année 2016.

Patrice Ribeiro : "C'est difficile de décompenser quand on rentre chez soi"
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