Son fils perd un œil lors d’une manifestation à Béziers, il prend en filature un policier et le menace

Le suspect est poursuivi pour violences volontaires sur mineur de moins de 15 ans et outrages à personne dépositaire de l'autorité publique, rapporte France Bleu Hérault.

Un policier de dos, en juin 2019.
Un policier de dos, en juin 2019. (RADIO FRANCE / VICTOR VASSEUR)

Un sexagénaire biterrois aurait suivi un policier en civil accompagné de son jeune fils, jeudi 18 juillet. Le fonctionnaire se serait rendu compte de la filature. Le ton est alors monté et les insultes ont fusé. Ce père d'un lycéen qui a perdu un œil lors d'une manifestation aurait alors proféré cette menace : "Ton gamin a de la chance. Il a de beaux yeux, tu sais !" Le policier a par la suite porté plainte.

L'homme a été interpellé deux jours plus tard. Il est poursuivi pour violences volontaires sur mineur de moins de 15 ans et outrages à personne dépositaire de l'autorité publique, rapporte France Bleu Hérault, mardi 23 juillet. Le suspect a été remis en liberté sous contrôle judiciaire et comparaîtra début décembre devant le tribunal correctionnel de Béziers.

Des éléments retrouvés à son domicile

Des armes non déclarées ont été retrouvées au domicile de cet homme âgé d'une soixantaine d'années. Il s'agit d'un pistolet lanceur de balles en caoutchouc ainsi qu'un fusil équipé d'une lunette de précision. De plus, des photos de policiers biterrois figuraient sur son téléphone portable. Le suspect avait également relevé l'identité de deux fonctionnaires qu'il suspectait d'être à l'origine de la blessure de son fils.

Ce sexagénaire est le père d'un jeune homme qui a perdu un œil au printemps dernier lors d'une manifestation devant le lycée Jean-Moulin à Béziers, précise encore France Bleu. Un tir de lanceur de balles de défense (LBD) a un temps été avancé pour expliquer la blessure, mais l'enquête de la police des polices a été classée sans suite au début de l'été.

Sur franceinfo, Yann Bastiére explique que "cela est très nouveau (...) Cela se développe certainement de par la défiance envers les forces de l'ordre suite aux mouvements des 'gilets jaunes'". Ce membre du syndicat Unité SGP-Police "ce n'est pas anodin". Il appelle "les responsables politique et judiciaire à la plus grande fermeté".