Policiers agressés à Lyon : un suspect a été mis en examen et écroué

Six jours après l'agression de trois policiers en civil, un homme a été mis en examen pour "violences aggravées sur fonctionnaires de police". 

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France Télévisions
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Des policiers dans le quartier de la Guillotière, à Lyon (Rhône), le 21 juillet 2022. (NORBERT GRISAY / HANS LUCAS / AFP)

Un des hommes qui a participé à l'agression de trois policiers en civil le mercredi 20 juillet dans le quartier de la Guillotière à Lyon (Rhône) alors qu'ils tentaient d'interpeller une personne suspectée de vol, a été mis en examen mardi 26 juillet, a annoncé le parquet de Lyon. "Le mis en cause (...) a été mis en examen ce jour du chef de violences aggravées sur fonctionnaires de police et placé en détention provisoire", a déclaré le parquet à l'AFP.

Deux policiers ont été blessés le 20 juillet au soir en tentant avec un collègue d'interpeller une personne suspectée de vol, au milieu d'une foule qui les a violemment pris à partie. Sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on peut voir trois policiers en civil, deux hommes et une femme, essuyer coups et jets de projectiles devant l'entrée d'une supérette dans le quartier sensible de la Guillotière.

Après l'arrestation d'un premier suspect qui a ensuite été mis hors de cause, un deuxième homme, âgé de 26 ans, en situation irrégulière, a été interpellé dimanche. Au cours d'une audience publique du juge des libertés de la détention, le jeune homme, qui n'a pas de casier judiciaire, "n'a pas contesté les faits" et a "présenté ses excuses", a décrit à l'AFP Me Laurent Bohé, avocat des trois victimes.

Les autres auteurs de l'agression recherchés

Le procureur de Lyon Nicolas Jacquet a expliqué à l'AFP que "les investigations se poursuiv(ai)ent activement pour identifier, localiser et interpeller les autres auteurs". Il avait précisé lundi que "l'auteur de l'arrachage d'un collier à l'origine de l'intervention des policiers", âgé de 18 ans, et "déjà condamné pour vols", était "actuellement en fuite" et "activement recherché dans le cadre d'un mandat de recherches délivrés par le parquet".

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait réagi sur Twitter après l'arrestation du premier suspect, également étranger, assurant qu'il serait expulsé. Une fois ce suspect mis hors de cause, il avait écrit, dans un second tweet : "En lien avec les événements ou non, connu pour de nombreuses mises en cause (...) cet individu n'a rien à faire dans notre pays". L'homme en question fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire (OQTF) antérieure.

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