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Mort d'un livreur lors d'une interpellation à Paris : "C'est à l'évidence une bavure policière", dénonce l'un des avocats de la famille

Me Vincent Brengarth veut une qualification des faits passible des assises alors que le parquet a retenu "l'homicide involontaire".

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Radio France
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Le père et la soeur de Cédric Chouviat, un livreur de 42 ans mort vendredi 3 janvier lors d'une interpellation policière, donnent une conférence de presse mardi 7 janvier au siège de la Ligue des droits de l'homme à Paris. (LP/OLIVIER LEJEUNE / MAXPPP)

Me Vincent Brengarth, l'un des avocats de la famille de Cédric Chouviat, mort à Paris après un contrôle routier a été formel mercredi matin sur franceinfo : "C'est à l'évidence une bavure policière", a-t-il dit. Selon les premiers résultats de l'autopsie, ce livreur a été victime d'une asphyxie avec fracture du larynx lors de son interpellation vendredi dernier.

Un crime passible des assises pour l'avocat

D'après Me Vincent Brengarth, "la brutalité de l'intervention policière" appelle une autre qualification des faits. "Nous contestons le choix qui a été fait par le parquet d'ouvrir une information judiciaire pour des faits d'homicide involontaire." 

Nous souhaitons que soit retenue la qualification de violences volontaires ayant entraîné la mort, avec la circonstance aggravante de l'avoir été en réunion et par personnes dépositaires de l'autorité publique.

Me Vincent Brengarth, avocat de la famille de Cédric Chouviat,

à franceinfo

Ce crime passible des assises, contrairement à l'homicide involontaire qui est un délit jugé par un tribunal correctionnel.

Des vidéos qui montrent "la disproportion de l'intervention policière"

Mardi matin, les avocats de la famille ont dévoilé à la presse des vidéos de la scène obtenues après un appel à témoignages. Celles-ci ont été "indispensables" pour "rétablir la vérité" et pour que "la justice prenne conscience de la nécessité d'ouvrir une information judiciaire", estime Me Vincent Brengarth. "Les vidéos mettaient très clairement en évidence le fait qu'il y a un plaquage ventral avec deux ou trois personnes qui se trouvent sur le corps de M. Chouviat. Cela montre bien la brutalité, la disproportion de l'intervention policière", souligne-t-il.

De son côté, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a déclaré que ces résultats d'autopsie soulevaient "des questions légitimes, auxquelles des réponses devront être apportées en toute transparence".

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