Manifestation écolo : une enquête demandée par Christophe Castaner

La polémique enfle après l'utilisation par les policiers de gaz lacrymogène à l'encontre de manifestants écologistes pacifiques. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire dans la soirée du lundi 1er juillet pour violences volontaires.

FRANCE 2

Le sit-in des militants écologistes vendredi 28 juin sur le pont de Sully à Paris était interdit par la préfecture. Mais les images diffusées tout le week-end ont choqué. Pour les déloger, les CRS ont effectivement utilisé des gaz lacrymogènes, directement aspergés sur le visage des manifestants visiblement non violent. Sur les réseaux sociaux, les élus de gauche n'ont pas hésité a faire part de leur mécontentement après de telles images. Yannick Jadot, le député d'Europe Écologie Les Verts s'est dit indigné dans un post publié sur Twitter.

Des politiques indignés

Le malaise gagne même les rangs de la majorité. Sur le plateau des 4 Vérités, Barbara Pompili, a affirmé avoir été "assez choqué comme tout le monde, parce qu'on envoie du gaz lacrymogène quand même très près des yeux des gens". La députée LREM de la Somme s'est dite en revanche satisfaite de l'ouverture d'une enquête concernant cet incident. La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a de son côté dénoncé un "gazage en plein visage et avec une telle proximité" qui ne se justifie pas selon elle.

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Des militants du collectif Extinction Rébellion tentent de bloquer le pont de Sully, à Paris, le 28 juin 2019. 
Des militants du collectif Extinction Rébellion tentent de bloquer le pont de Sully, à Paris, le 28 juin 2019.  (MATHIAS ZWICK / HANS LUCAS / AFP)