La nouvelle police municipale de Paris déployée dès mardi dans les rues de la capitale

Les 154 fonctionnaires de la toute première promotion de la police municipale de Paris ont été présentés par Anne Hidalgo, lundi.

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France Télévisions
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La première promotion de la police municipale de Paris sur le parvis de l'hôtel de ville, le 18 octobre 2021.
 (CARINE SCHMITT / HANS LUCAS / AFP)

Après plusieurs années de débats, la voici : la première promotion de la police municipale de Paris a été présentée par Anne Hidalgo, lundi 18 octobre, à l'occasion d'une cérémonie officielle organisée à l'hôtel de ville. Avant de remettre les diplômes aux 154 fonctionnaires parés de leur nouvel uniforme bleu marine et de leur masque estampillé "Ville de Paris", la maire de la capitale a souligné le caractère "historique" de ce qu'elle présente comme un "aboutissement". "La police municipale de Paris va progressivement se déployer (…) afin d'être totalement prête pour accueillir le monde entier lors des Jeux olympiques de 2024", a-t-elle poursuivi.

Les agents – qui disposeront de tonfas et de bombes lacrymogènes mais pas d'armes létales – seront déployés sur le terrain et répartis entre les différents arrondissements dès mardi. Leurs missions ont été classées en quatre "axes" par Nicolas Nordman, l'adjoint chargé des questions de sécurité : "Protéger les piétons", "sécuriser les rues", "faire respecter la tranquillité des riverains" et "veiller à la propreté de la ville".

Certains élus d'opposition s'interrogent

Afin d'améliorer la "relation police-habitants" et d'établir "un lien de confiance", Anne Hidalgo a annoncé la création d'un Comité d'éthique de la police municipale qui sera présidé par Jacques Toubon, ex-défenseur des droits. En parallèle, un Observatoire de la tranquillité publique, dont la mission sera de "rendre compte de l'action de la police municipale", va aussi voir le jour.

Cette première promotion devait compter 210 agents, ils ne sont que 154 finalement, en grande majorité issus des services de sécurité de la ville. Nicolas Nordman impute notamment cet écart aux "conditions liées à la crise sanitaire pendant la formation".

La mise en place de ce nouveau dispositif, une première dans l'histoire de la capitale, ne remporte pas l'adhésion de tous les élus. Danielle Simonnet, conseillère LFI de Paris, s'est dite "inquiète de la confusion des rôles" entre police nationale et police municipale. "Et quelle est la doctrine qui va être mise en place ?" s'est interrogé l'élu communiste Nicolas Bonnet-Oulaldj.

Un concours pour recruter 400 agents de sécurité

Nicolas Nordman a souligné la "complémentarité" des deux services. "La police nationale s'occupe du maintien de l'ordre public, alors que nous nous chargerons du maintien du bon ordre", a précisé Christian Bormian, brigadier-chef principal du nouveau corps de fonctionnaires.

Autre sujet d'interrogation : les moyens alloués aux agents de la nouvelle police. "Cent cinquante-quatre policiers municipaux à l'échelle de la ville, c'est 'peanuts' !" tance Fatoumata Koné, présidente du groupe Ecologistes de Paris. "Il va falloir y mettre les moyens pour que cette police municipale soit efficace."

La mairie de Paris va proposer, dès cette semaine, un concours pour recruter 400 agents externes au service de sécurité de la ville. La nouvelle Ecole parisienne de sécurité, dont Anne Hidalgo a annoncé lundi la prochaine création, prendra en charge la formation. D'ici à 2026, la ville souhaite se doter de 5 000 agents de sécurité, dont 3 400 policiers municipaux.

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