Fête de la musique à Nantes : "aucune charge" pour "repousser les jeunes vers la Loire", selon la police

"Aucune charge n'a été organisée" car c'était "matériellement impossible", a affirmé mercredi le directeur départemental adjoint de la sécurité publique (DDSP) de Loire-Atlantique

Les sapeurs-pompiers sondent la Loire dans l\'espoir de retrouver le jeune homme disparu lors d\'une Fête de la musique, le 21 juin 2019.
Les sapeurs-pompiers sondent la Loire dans l'espoir de retrouver le jeune homme disparu lors d'une Fête de la musique, le 21 juin 2019. (SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP)

Le directeur adjoint de la police à Nantes a assuré mercredi 26 mai qu'"aucune charge" n'a été menée pour "repousser les jeunes vers la Loire" lors de la Fête de la musique, marquée par la disparition d'un jeune homme sur fond d'intervention policière controversée. "A aucun moment il n'y a eu de charge de policiers avec pour objectif de repousser les jeunes en direction de la Loire", a déclaré Thierry Palermo, directeur départemental adjoint de la sécurité publique (DDSP) de Loire-Atlantique, lors d'une conférence de presse.

Selon les chiffres avancés par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner mercredi, 14 personnes, sont tombées cette nuit-là dans la Loire, à l'endroit où se déroulait une soirée techno sur l'île de Nantes, le long d'un quai sans garde-corps.

Une "riposte qui s'inscrit dans le cadre de la loi"

Un jeune homme de 24 ans, Steve Maia Caniço, n'a plus donné signe de vie depuis cette fête qui s'était terminée dans la confusion vers 4h30, quand des échauffourées avaient éclaté entre participants et policiers, venus exiger l'arrêt de la musique comme prévu. Certains participants affirment qu'ils s'étaient retrouvés aveuglés dans un nuage de gaz lacrymogène alors que de nombreux fêtards étaient éméchés, provoquant une "panique" parmi eux et la chute de certains dans le fleuve.

Thierry Palermo a répondu qu'"aucune charge n'a été organisée" car c'était "matériellement impossible". "L'enquête dira pour quelle raison certains jeunes ont sauté à l'eau", a-t-il ajouté.

Mais pour le chef adjoint de la DDSP, qui avait autorité sur le service d'ordre cette nuit-là, il s'agissait d'une "riposte qui s'inscrit dans le cadre de la loi", rappelant que cinq fonctionnaires, dont l'un "roué de coups à terre", avaient été blessés par des jets de projectiles.