Hauts-de-Seine : un automobiliste fonce volontairement sur deux policiers à moto à Colombes, faisant un blessé grave

Le chauffard a été interpellé par des policiers municipaux. Les enquêteurs ont retrouvé un couteau et une "lettre expliquant son geste" dans sa voiture. Dans ce texte, l'auteur des faits ferait notamment référence aux enfants palestiniens.

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Un véhicule encastré dans une voiture et une moto de police à Colombes (Hauts-de-Seine), le 27 avril 2020. (DR)

Deux policiers à moto ont été percutés par un automobiliste lors d'un contrôle routier, lundi 27 avril, à Colombes (Hauts-de-Seine). Le chauffard a été interpellé par des policiers municipaux à proximité. Dans sa voiture, les enquêteurs ont retrouvé un couteau et une "lettre expliquant son geste", a indiqué le parquet de Nanterre, lundi, sans donner plus de précisions.

Selon nos informations, il s'agit d'une lettre d'allégeance au groupe Etat islamique, écrite en français, avec une référence aux enfants palestiniens. Dans ses premières auditions, le suspect dit assumer son geste.

Les faits se sont produits en face du stade de rugby Yves-du-Manoir. Un des deux policiers blessés se trouve dans un "état grave" et a été placé en coma artificiel. Il souffre d'un traumatisme crânien. Selon une source proche de l'enquête, son pronostic vital n'est plus engagé. Son collègue, plus légèrement touché, a été transporté à l'hôpital militaire de Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine).

"Inconnu des services de renseignements"

L'homme interpellé est un Français de 29 ans, né à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) et résidant à Colombes, connu pour des faits de violences qui remontent à dix ans, a appris France 3 auprès du parquet de Nanterre. De source judiciaire, il est "inconnu des services de renseignements"

Son expertise psychiatrique, qui a été réalisée mardi matin, ne conclut pas à une pathologie psychiatrique, selon nos informations. Lors de son audition, il a indiqué avoir entendu des voix mais les enquêteurs doutent de la sincérité de ses propos. Selon une source proche de l'enquête, son attitude est sereine depuis. Le parquet national antiterroriste (PNAT), qui évalue la situation, attend les conclusions écrites de cette expertise pour décider de se saisir ou non de l'enquête.

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a fait savoir sur Twitter qu'il apportait "tout son soutien aux deux policiers blessés" et fait part de ses remerciements aux policiers municipaux qui les ont secourus et ont interpellé l'auteur. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a salué leur "sang-froid".

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