Football : qui sont les "policiers du stade" ?

L’AS Saint-Etienne rencontre ce dimanche soir l’Olympique lyonnais pour la 12e journée de Ligue 1 : comme pour d’autres matches à risque, les policiers des sections d'interventions rapides seront déployés dans le stade. Franceinfo les a rencontrés à Lille.

Un policier de la SIR intervient pour stopper un supporteur le 22 novembre 2012 au Vélodrome de Marseille.
Un policier de la SIR intervient pour stopper un supporteur le 22 novembre 2012 au Vélodrome de Marseille. (BORIS HORVAT / AFP)
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Cécilia ArbonafranceinfoRadio France

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Dimanche soir, l’AS Saint-Etienne rencontrera l’Olympique lyonnais pour la 12e journée de Ligue 1. Un match classé à haut-risque, pour lequel seront déployés les hommes des SIR, les "sections d'interventions rapides". Depuis 2009, 500 fonctionnaires de police et de gendarmerie, tous volontaires et tous en tenue de sport, sont dans les tribunes au contact de la foule. Franceinfo a rencontré à Lille ces policiers des stades.

"Nous sommes là pour faire de la prévention"

Jean-Christophe, 50 ans, "JC" pour les collègues, fait partie des quarante fonctionnaires de police du Nord chargés de la sécurité dans les tribunes quand le Losc joue à domicile. "Il y a de l’ambiance dans le stade : nous sommes là pour faire de la prévention", explique-t-il. C’est au commissariat, trois heures avant le coup d’envoi du match ,que les douze policiers mobilisés pour l’affiche du soir  reçoivent les consignes. La situation peut vite dégénérer, aussi la mission impose du discernement. "Les fonctionnaires de la SIR sont équipés de survêtements bleus, décrit Frédéric, commandant de police, d’une paire de protège-tibias pour se protéger des coups, d’un gilet pare-balles, d’un bâton télescopique, d’une bombe lacrymogène et d’un décontaminant en cas de problème dans la tribune."

"Ils nous ont fouillés trois fois !"

Au stade Pierre Mauroy les visiteurs sont soumis à plusieurs séances de palpations. "Ils nous ont fouillés trois fois, s’exclame un supporteur. On a attendu jusque 20h50 devant le stade ! On n’a même pas pu voir les échauffements…" Les policiers de la section d’intervention rapide sont postés derrière la grille du virage ou sont rassemblés 1 000 supporters. "On ne reste pas dans la tribune visiteurs pour éviter les conflits, explique l’un des hommes de la SIR. Cela nous permet d’avoir un visu sur les supporteurs, de pouvoir les filmer s’ils commettent des infractions dans le stade." Un stadier est posté devant chaque porte et leur permet d’intervenir immédiatement.

Un lanceur d’eau pour repousser les téméraires

L’unique but de la soirée est inscrit par l’équipe adverse, célébré par un pétard. "Ce sont de petites pièces", relativise le policier. Le stade se vide et les esprits s’échauffent un peu dans les escaliers. "Cela tape un peu sur les grilles, mais ça n’est pas bien méchant", poursuit-il, sans se départir de son calme. Il nous montre le lanceur d’eau, prêt à repousser les individus qui viendraient à les affronter. Le policier, passionné de football, est satisfait de la mission de son équipe. Même si, comme d’habitude, il n’aura rien vu de la rencontre.