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Flashés à 244 km/h près d'Agen, deux conducteurs sont relaxés

Les conducteurs ont dénoncé des ratures sur les PV, et l'absence d'homologation des jumelles qui avaient servi à mesurer la vitesse des véhicules.

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France Télévisions
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Deux conducteurs flashés à 244 km/h sur l'autoroute A62, en octobre 2013, ont été relaxés devant le tribunal d'Agen, le 19 juin 2014. (MAXPPP)

Ils avaient été flashés à 244 km/h lors d'une course-poursuite sur l'autoroute. Le tribunal de police d'Agen (Lot-et-Garonne) a relaxé jeudi deux conducteurs, contrôlés à très haute vitesse sur l'A62 en octobre 2013, la juridiction retenant la nullité des procès-verbaux plaidée par la défense.

Les faits remontent au 27 octobre, à hauteur de Layrac (Lot-et-Garonne). Les deux conducteurs, âgés de 26 et 46 ans, ne se connaissaient pas. A bord d'une Golf pour l'un, et d'une Ferrari pour l'autre, les deux hommes roulent dans le sens Bordeaux-Toulouse, lorsqu'ils se défient dans une course-poursuite. Ils sont subitement flashés à 244 km/h, avant d'être interceptés un peu plus tard. 

Ratures sur les PV, absence d'homologation des jumelles…

Mais lors de l'audience devant le tribunal de police d'Agen, le 20 février, les avocats des deux hommes plaident la nullité des procès-verbaux. Ils évoquent des ratures, ou encore l'absence d'homologation de l'appareil qui avait mesuré la vitesse, un système de contrôle léger de type "jumelles". Les avocats mettent également en doute la possibilité qu'un gendarme puisse flasher deux véhicules en même temps, dans la mesure où l'appareil devait être remis à zéro après un premier enregistrement et que, dans ce cas, il était difficile de déterminer lequel des deux conducteurs roulait vraiment à 244 km/h.

Jeudi, le tribunal d'Agen leur a finalement donné raison. La justice a également ordonné la levée de l'immobilisation des véhicules, placés en fourrière depuis la date des infractions, et pour lesquels le ministère public avait requis la saisie.

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