Fausse alerte attentat à Paris : ce que l'on sait des auteurs de ce canular

On en sait un peu plus sur la fausse alerte attentat qui a déclenché samedi 17 septembre une vaste opération antiterroriste dans le centre de Paris. Deux adolescents revendiquent en être à l'origine.

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Un périmètre de sécurité, des dizaines de voitures de police, des forces spéciales d'intervention, toutes mobilisées autour d'une église en plein Paris, et tout ça pour rien. Cette opération antiterroriste de grande ampleur était en fait une fausse alerte attentat. À l'origine de ce déploiement de forces, vraisemblablement un canular revendiqué sur Facebook par deux adolescents. Ils prétendent avoir 16 et 17 ans. Sur internet, ils se vantent d'avoir provoqué cette panique cherchant, disent-ils, "à faire parler d'eux dans les médias". Pour les policiers, c'est un acte irresponsable.

Les pirates ne reculent devant rien

"C'est parfaitement stupide, car ça coûte cher en matériel et en hommes déplacés et ça occupe les forces de police à un point alors qu'ils pourraient être utiles ailleurs", explique Nicolas Comte, secrétaire général adjoint du syndicat Unité SGP-Police FO. Ce type de canular s'appelle le "swatting", du nom de cette unité d'élite de la police américaine, le SWAT. Le but des pirates : provoquer des fausses alertes pour faire déplacer les forces de l'ordre, comme chez un joueur américain de jeux vidéos faussement accusé d'avoir commis un meurtre et arrêté en direct sur internet. Les pirates ne reculent devant rien en usurpant des numéros, se masquant sur internet, changeant d'identité et revendiquant ensuite cette attaque sur internet en essayant de faire le maximum de buzz. Les auteurs de ce genre d'appels encourent deux ans de prison et 30 000 euros d'amende.

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