Enquêtes : de nouveaux outils pour la police scientifique

À partir de lundi 27 août, 800 membres de la police scientifique étaient à Lyon (Rhône) pour échanger sur leurs pratiques et outils pour démêler les enquêtes. Une dernière innovation, l'application Crimin, présentée par la police scientifique d'Écully, intéresse le FBI.

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Dans la panoplie du technicien de police technique et scientifique, il y a bien sûr la combinaison, la poudre, les écouvillons, les sacs à scellés. Il y a aussi désormais l'application Crimin. Depuis la mise en service de Crimin il y a quelques mois, adieu les vieux rapports papiers. Conçu à Écully (Rhône), près de Lyon, cet outil permet aux techniciens de scènes de crime de réaliser un rapport uniformisé dans lequel figurent tous les indices, photos et plans nécessaires à l'enquête.

"Même le FBI est très intéressé"

"C'est un gain de temps évident", assure la commissaire Amandine Matricon-Charlot. "On a voulu un outil performant qui permet de faire des constatations aussi bien sur des scènes d'infractions simples que sur des scènes d'infractions très complexes [...] Même le FBI est très intéressé par cet outil, qu'il n'a pas et qu'il aimerait sûrement également développer". Cent-huit ans après la création à Lyon du premier laboratoire de police scientifique du monde, les héritiers d'Edmond Locard n'ont pas oublié qu'il fallait sans cesse se réinventer.

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Des hommes de la police scientifique relèvent toutes les traces après l'assassinat d'Antoine Quilichini, dit "Tony le Boucher", vers l'aéroport de Bastia (Corse), le 5 décembre 2017. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)