Durcissement des peines contre les agresseurs de forces de l'ordre : "C'est un signal", se félicite le syndicat des commissaires de police

Le Premier ministre a rencontré lundi soir les représentants des syndicats de policiers à Matignon, quelques jours après la mort d'un agent de police à Avignon.

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Radio France
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Illustration police. (DENIS CHARLET / AFP)

Jean Castex a rencontré dans la soirée du lundi 10 mai à Matignon les représentants des syndicats de police. Le Premier ministre a annoncé un durcissement des peines contre les agresseurs de forces de l'ordre. Une annonce qui a été faite quelques jours après le meurtre d'un policier à Avignon.

David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, s'est félicité sur franceinfo de ce "panel de peines revues à la hausse". "C'est un signal, ajoute-t-il. On est tous conscients qu'un magistrat sera ensuite totalement libre d'appliquer la peine. Cela reste une mesure satisfaisante pour certains, moins pour d'autres parce qu'il n'y a pas d'automaticité ou de peine plancher, ce sujet n'a pas été traité ce soir."

"On est face à une délinquance ordinaire"

Le secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale a aussi salué l'abrogation du rappel à la loi annoncé par Jean Castex, qui sera remplacé par des Travaux d'intérêt général (TIG) ou des amendes forfaitaires délictuelles. "Il fut un temps où un ministre de l'Intérieur avait dit qu'il fallait terroriser les terroristes, aujourd'hui on est face à une délinquance ordinaire et il faut frapper les petites frappes, estime David Le Bars. On a une difficulté de réponse pénale vis-à-vis des jeunes multiréitérants."

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